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Coordonner les différentes négociations en cours avec l'UE et élaborer une stratégie gagnante: tel est le mandat attribué mercredi à Jacques de Watteville par le Conseil fédéral. Il attend du "super négociateur en chef" un résultat d'ensemble fidèle à sa stratégie.

"Nous devons réussir, nous n'avons pas le choix. La tâche est lourde et difficile, les enjeux complexes", a déclaré lors d'une conférence de presse le secrétaire d'Etat aux questions financières internationales Jacques de Watteville. Il ne croit pas si bien dire.

Désigné chef d'orchestre d'une cohorte de négociateurs, le Vaudois devra trouver une stratégie pour mener d'une baguette aussi harmonieuse que possible les négociations concernant la libre circulation des personnes, les questions institutionnelles, les accords d'accès au marché, les coopérations sur la recherche, l'éducation ou la culture.

A tout cela s'ajoute le renouvellement de la contribution suisse à l'élargissement de l'Union européenne (UE). "Il s'agira non seulement de tirer à la même corde, mais d'être une même cordée", a imagé le secrétaire d'Etat.

En discussion avec Bruxelles

Dans un premier temps, il compte rester à Berne pour faire le tour des dossiers, nouer des contacts avec les acteurs importants et préparer un plan d'action qui défende au mieux les intérêts suisses. Les informations viendront au compte-gouttes, et pas immédiatement, a-t-il averti. "Pour être efficaces, nous devrons être discrets."

La mise sur pied d'un tel poste ne s'est pas faite sous la pression de Bruxelles, a réfuté le conseiller fédéral Didier Burkhalter. "C'est un choix de coordination de notre part, pour nous donner de meilleures chances de succès." Cependant, cette option a "au préalable été discutée avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Junker".

Yves Rossier surchargé

Pour faire l'étoffe d'un "super négociateur", il fallait une personne qui possède des compétences et des connaissances sur les sujets et acteurs liés à toutes ces négociations en cours, a précisé le ministre des affaires étrangères.

Deux hommes sortaient du lot: Yves Rossier et Jacques de Watteville. Le premier, déjà surchargé, aurait décliné l'offre. Le second a au contraire souhaité davantage s'investir, a ajouté Didier Burkhalter.

ATS