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Le soutien à la mobilisation contre la loi Travail en France diminue avec l'âge : dans la dernière enquête, seulement 38% des 65 ans et plus disent y être favorables. Ils sont 68% chez les moins de 35 ans et 56% chez les 35-49 ans (image symbolique).

KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER

(sda-ats)

Une majorité de Français continue de soutenir la mobilisation contre le projet de loi Travail. Ce dernier a été adopté jeudi en première lecture à l'Assemblée nationale après le rejet d'une motion de censure déposée par la droite contre le gouvernement.

Sur 1160 personnes interrogées les 12 et 13 mai, 54% disent approuver l'appel de syndicats, dont la CGT et Force ouvrière (FO), à deux nouvelles journées de grèves et de manifestations, les 17 et 19 mai, contre ce texte. Tels sont les chiffres enregistrés par un sondage BVA mené pour Orange et iTELE.

Au début du mois d'avril, ils étaient 56% de Français à soutenir le mouvement de protestation contre le projet de loi portée par la ministre du Travail, Myriam El Khomri. Le soutien à la mobilisation diminue avec l'âge : dans la dernière enquête, seulement 38% des 65 ans et plus disent y être favorables. Ils sont 68% chez les moins de 35 ans et 56% chez les 35-49 ans.

"Sceptiques"

Les sympathisants socialistes, qui disaient à 53% soutenir la journée d'action du 31 mars pour le retrait de ce texte, ne sont plus que 48% à approuver les prochaines actions. Cela n'empêche pas 68% des Français interrogés de souhaiter que le gouvernement revienne sur la loi Travail, contre 30% qui aimeraient voir ce texte définitivement adopté.

"Après deux mois de mobilisation contre le projet de loi El Khomri, et malgré son adoption jeudi par l'Assemblée nationale, le mouvement ne semble pas s'essouffler", analyse Agnès Balle, directrice des études institutionnelles de BVA Opinion.

"Si les sympathisants socialistes apparaissent plus partagés qu'il y a quelques semaines sur le soutien à cette mobilisation, ils demeurent sur le fond sceptiques et souhaitent que le gouvernement revienne sur la loi", ajoute-t-elle.

ATS