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Le cortège était emmené par des représentants des peuples amérindiens.

Christian Rovere/ats

(sda-ats)

Des milliers de militants altermondialistes ont défilé mardi dans le centre de Montréal pour donner le coup d'envoi du 12e Forum social mondial (FSM). Durant six jours, ils doivent discuter des moyens de faire émerger un "nouveau monde".

Le défilé s'est ébranlé en fin d'après-midi, sous le soleil. Symboliquement, le cortège était conduit par des représentants des peuples autochtones du Canada, au son des tambours et des chants traditionnels.

Les chefs de la tribu des Mohawks ont ensuite accueilli les participants sur la place des Arts, au coeur de l'île de Montréal, qu'ils appellent l'île de la tortue. Rappelant la tradition d'hospitalité des "premières nations", ils ont également regretté l'absence de plus de 200 participants, qui n'ont pas pu obtenir de visas.

Sur le cortège flottaient de nombreux drapeaux: palestiniens, marocains, cubains, vénézuéliens ou encore ceux de nombreux syndicats québécois ou canadiens. Une délégation du syndicat Unia était également présente.

Plus de 50'000 personnes attendues

Les organisateurs espèrent rassembler de 50'000 à 80'000 personnes pour ce forum, le premier à se tenir dans un pays du Nord, quinze ans après la création du FSM à Porto Alegre, au Brésil. Il doit permettre de montrer que les gens du Nord ne sont pas seulement une partie du problème, mais peuvent aussi contribuer à trouver des solutions, a expliqué lundi l'un des coordinateurs du FSM, Raphaël Canet, lors d'une conférence de presse.

Selon lui, le monde souffre de "mal-développement", pas de sous-développement. Il n'y a jamais eu autant de richesses dans le monde, mais elles n'ont jamais été autant concentrées aux mains d'un petit nombre.

Pour le sociologue québécois, la tenue du Forum social mondial à Montréal est aussi un "message d'espoir". "On vit dans un monde de crises multiples, mais on veut montrer à travers toutes nos actions que l'on peut aussi être heureux dans ce monde-là".

Déficit d'image

Le Brésilien Chico Withaker, l'un des cofondateurs du FSM à Porto Alegre, a de son côté espéré que le FSM de Montréal permette "d'enfoncer un coin dans la tête" des gens du monde industrialisé et de leur faire comprendre que les problèmes sont communs.

Reste que le FSM souffre aussi d'un déficit d'image. Le Forum social mondial avait été créé en 2001 comme contrepoids au Forum économique mondial (WEF) de Davos et se tenait aux mêmes dates que le rendez-vous de la station grisonne. "Cela nous permettait d'avoir un petit bout de page dans les journaux", relève-t-il.

Au bout de quelques années, "nous avons pensé que nous étions assez forts" et le FSM a changé ses dates, pour ne plus être seulement associé à un "anti-Davos". Depuis, la couverture médiatique a chuté, relève-t-il, sans exclure un retour aux mêmes dates que le WEF.

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