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La région franco-genevoise aura sa propre monnaie dès le 18 septembre. Le "léman" circulera des deux côtés de la frontière, au sein d'un bassin d'un million d'habitants. Objectif: favoriser la production et l'économie locales.

"En achetant localement, on a un effet évident sur le climat, puisqu'on réduit les transports qui correspondent à 25% des émissions de gaz à effet de serre", a souligné mardi devant les médias Txetx Etcheverry, cofondateur de l'eusko, la monnaie locale du Pays basque. Lancée fin janvier 2013, l'eusko est devenu la troisième monnaie complémentaire d'Europe.

Les entreprises françaises et suisses qui accepteront les lémans s'engageront à respecter une charte qui établit des pratiques économiques socialement et écologiquement responsables, a indiqué le Vert Jean Rossiaud, président de l'association Sasfera Suisse, à l'origine du projet. Pour les particuliers et les collectivités publiques, cette monnaie aura une fonction de label.

Le Léman sera lancé le 18 septembre à Genève lors d'Alternatiba Léman, le festival transfrontalier des alternatives au changement climatique. Des agents de change - ou "agents de changement" - échangeront un léman contre un euro, tandis que la conversion de la monnaie à partir du franc suisse dépendra du cours de l'euro. Il est prévu d'émettre 200'000 lémans en billets de 1, 5, 10 ou 20.

Selon Jean Rossiaud, il faudrait au moins 200 à 300 utilisateurs pour que la monnaie démarre. Une cinquantaine d'entreprises sont intéressées, tout comme les mairies de Carouge, de Genève et d'Annemasse (F). Imaginé à l'origine pour couvrir le Grand Genève, le léman pourra être utilisé au-delà des frontières de l'agglomération.

ATS