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Usama al-Ali et Ignacio Ozcariz ont lancé la monnaie Bilur appuyée sur du pétrole stocké.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Le Bilur veut concurrencer le Bitcoin comme nouvelle monnaie numérique d'investissement, en convertissant pour la première fois l'énergie en produit financier. Son fondateur a aussi envisagé mardi à Genève une utilisation comme moyen de paiement prochainement.

Le choix de Genève s'est imposé de manière évidente aux dirigeants de la société londonienne R FinTech, à l'origine du Bilur. La ville accueille "les maisons de négoce de matières premières d'un côté, les maisons de la finance de l'autre", a indiqué devant la presse le patron Ignacio Ozcariz, lui-même établi à Genève.

Depuis début avril, négociants mais aussi entreprises ou tout individu peuvent acheter sur une plateforme en ligne des Bilur. Chaque unité vaut une tonne de pétrole au cours du jour, actuellement environ 356 dollars (environ 354 francs).

Face aux mises en garde liées au Bitcoin, qui pourrait être utilisé pour le blanchiment d'argent ou le financement d'activités malveillantes, R FinTech dit avoir pris les mesures adaptées. De nombreux détails sont demandés et l'achat se fait par transaction bancaire.

Environ 280 milliards de barils

Comme la vente, il est opéré sans frais. L'investissement peut aller jusqu'à plusieurs millions de dollars. "C'est clairement un pétrodollar réalisable et vérifiable", selon l'entreprise. Pour le lancement, R FinTech et ses partenaires ont acheté un million de barils de pétrole stockés au Texas à la société US Crude Oil and Gas.

En échange d'une location, le fournisseur conserve la matière première. S'il souhaite l'utiliser, il verse à son tour une rémunération équivalente à cette location à R FinTech. Pour US Crude Oil and Gas, l'intérêt est d'obtenir un client pour ses réserves et de financer à peu de frais.

"S'ils nous demandent 10 millions de barils, nous pouvons les couvrir", a affirmé l'un de ses responsables. M. Ozcariz souhaite désormais s'attaquer aux réserves stratégiques de compagnies publiques. Selon lui, quelque 280 milliards de barils sont disponibles dans le monde.

L'entreprise dispose de huit bureaux dans le monde et veut être présente sur tous les continents, a affirmé de son côté le chef du développement de R FinTech Usama al-Ali. En fonction du succès de sa monnaie, M. Ozcariz souhaite engager des collaborateurs au bout du lac.

Un peu plus de 3% par an

Côté finances, l'entreprise se rétribue en retenant un peu plus de 3% par an sur le montant de l'utilisateur. M. Ozcariz table aussi sur une entrée en bourse à Londres avec une capitalisation de 120 millions d'euros d'ici mi-juillet.

Selon lui, l'investissement sera sans risque. L'acheteur peut couvrir la volatilité du prix du baril par la vente de "futures énergétiques".

M. Ozcariz promet un rendement de 3 à 4% par an aux utilisateurs. Et envisage déjà qu'ils puissent par exemple payer prochainement leur carburant à la pompe en Bilur. Si une compagnie pétrolière s'associe, il estime ce scénario possible en un an.

Par ailleurs, d'autres composantes énergétiques pourraient à l'avenir appuyer le Bilur. R FinTech réfléchit aussi à une compensation dans les prochains mois des émissions de gaz à effet de serre liées aux millions de tonnes stockées.

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ATS