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Le tribunal de Turin ne relâche pas son étreinte sur l'industriel suisse Stephan Schmidheiny dans le dossier des victimes de l'amiante. Il enquête sur 78 décès dus à des mésothéliomes probablement liés à l'activité d'une mine d'amiante à Balangero, près de la cité piémontaise.

Vingt-cinq dossiers concernent d'anciens employés de la carrière. Les 53 autres décès sont survenus ces dix dernières années parmi la population des alentours de la mine, selon les chiffres recensés par l'observatoire mis en place par le ministère public turinois dans deux hôpitaux de la région.

Déjà condamnés

Le procureur Raffaele Guariniello, qui a ouvert l'enquête il y a quelques semaines, met en cause les deux anciens actionnaires de la société Eternit S.p.a. Gênes - M. Schmidheiny et le baron belge Louis de Cartier -, du fait que la mine a appartenu à la société entre 1951 et 1983. Cette carrière, la plus grande d'Europe, a été abandonnée en 1990.

MM. Schmidheiny et de Cartier ont déjà été condamnés en février à seize ans de prison en première instance dans un procès lié à quatre usines du groupe italien. Ils ont annoncé leur intention de faire appel.

ATS