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L'OMS ressort de l'Assemblée mondiale de la santé, achevée samedi à Genève, avec les moyens de mieux répondre aux urgences sanitaires. Elle a aussi préparé le terrain pour l'élection de son prochain chef en 2017.

Des avancées étaient attendues sur la réforme de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), mise en cause pour sa réponse considérée comme tardive à Ebola. Les délégués des 194 Etats membres ont donné mercredi soir à la directrice générale Margaret Chan les 160 millions de dollars qu'elle demandait pour 2016 et 2017 pour faire de l'OMS une organisation plus opérationnelle.

Le Programme de réponse aux urgences sanitaires sera doté au total de 494 millions. Il est étendu au moment où l'OMS doit faire face au virus Zika et à une augmentation des cas de fièvre jaune. Dans ce nouvel environnement, l'OMS doit assurer la coordination de la prévention et de la réponse sanitaire face aux épidémies, aux catastrophes naturelles et aux conflits.

"Vous ne serez pas déçus par l'OMS", a déclaré samedi soir Mme Chan.

Les pays membres ont demandé à l'organisation d'interagir davantage avec les acteurs non étatiques. Mais la discussion de cette réforme parmi les plus importantes de l'histoire de l'OMS n'a pas empêché les délégués de prendre des mesures sur d'autres questions importantes.

Vote testé par les membres

Dont l'élection du prochain directeur général. Les Etats ont testé le système de vote électronique qui sera utilisé pour la première fois. Autre élément inédit, Mme Chan pourra dévoiler publiquement le nom de candidats si le gouvernement qui les soutient accepte.

Les trois personnes qui restent en lice seront connues fin septembre. Parmi tous les candidats, le président d'UNITAID Philippe Douste-Blazy et le ministre éthiopien des Affaires étrangères Tedros Adhanom Ghebreyesus sont eux très actifs depuis lundi. L'ancienne ministre pakistanaise de la santé Sania Nishtar un peu moins.

Les pays ont aussi demandé à Mme Chan de s'engager pour la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable (ODD) liés à la santé, thème de cette 69e Assemblée mondiale. Ils ont notamment adopté vendredi la politique proposée par l'OMS pour renforcer la couverture santé dans le monde et assurer un accès équitable à la santé d'ici 2030.

La première stratégie mondiale sur l'hépatite virale pour éradiquer cette menace sanitaire encore d'ici 2030 a aussi été approuvée. Les délégués ont par ailleurs apporté leur soutien à la feuille de route de l'OMS pour répondre aux conséquences de la pollution. Plus de 80% des habitants urbains vivent dans un environnement trop pollué.

Produits chimiques ou obésité

La santé des personnes âgées inquiète également. Entre 2015 et 2050, la population des plus de 60 ans va passer de 12 à 22%, soit de 900 millions à 2 milliards de personnes. L'Assemblée mondiale a validé le plan d'action pour adapter d'ici 2020 les infrastructures, les systèmes de santé et de soins de longue durée ou encore la recherche aux besoins de ces personnes.

Une feuille de route sera par ailleurs lancée en 2017 sur le rôle du secteur de la santé dans la gestion des produits chimiques dans le monde. Des substances qui provoquent 1,3 million de décès par an.

Autre préoccupation, les membres ont adopté le plan mondial d'action contre la violence. L'organisation devra les aider à renforcer leur lutte sur cette question. Elle devra par ailleurs établir un plan pour la prise en charge des enfants obèses et la prévention dans ce domaine.

ATS