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Le film "Vol spécial" de Fernand Melgar suscite un débat controversé sur les renvois forcés de requérants d'asile déboutés ou de sans-papiers. Une pétition réclame l'arrêt des vols spéciaux et une interpellation a été adressée au Conseil d'Etat vaudois.

La pétition électronique a recueilli un millier de signatures en trois jours, ont annoncé mercredi ses initiateurs qui se décrivent comme des "indignés de la politique des renvois forcés". Le texte réclame l'arrêt des vols spéciaux mais aussi la fermeture de Frambois et des autres centres de détention administrative.

La pétition est adressée à la conseillère fédéral Simonetta Sommaruga. Parmi les premiers signataires figurent la cinéaste Jacqueline Veuve, l'humoriste Lova Golovtchiner, le chroniqueur Christophe Gallaz ou encore Michel Thévoz, ancien directeur de la Collection de l'Art brut, à Lausanne.

Le film de Fernand Melgar suit le parcours de six migrants emprisonnés à Frambois, en vue de leur expulsion. Il avait été présenté au Festival de Locarno où il a essuyé une polémique. Le président du jury, Paulo Branco, avait traité le film de "fasciste", estimant qu'il se faisait le complice des renvois.

Passé pénal

Une polémique d'une autre nature a surgi le week-end dernier autour du passé pénal - une condamnation pour trafic de drogue - d'un des expulsés dont parle le film. Et cette nouvelle controverse a rebondi devant le Grand Conseil vaudois, où une interpellation vient d'être déposée.

Dans ce texte, la députée Sandrine Bavaud (PES) s'interroge sur "les éléments qui justifient l'attitude de Philippe Leuba d'attaquer avec force le film". Dans la presse, le conseiller d'Etat s'est dit pour le moins surpris d'apprendre qu'un des protagonistes a un passé pénal, alors que le cinéaste n'en a pas fait état.

Ni naïf, ni malhonnête

Fernand Melgar a rejeté toute "naïveté" ou "malhonnêteté". Les informations sur les détenus relèvent de la sphère privée et sont donc confidentielles, écrit-il dans un communiqué.

ATS