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Le virus Ebola peut rester latent chez une personne guérie de la maladie (archives).

KEYSTONE/AP Centers for Disease Control and Prevention/FREDERICK MU

(sda-ats)

Le virus Ebola peut devenir latent chez une patiente que l'on pensait guérie et ressurgir pour contaminer d'autres personnes, ont montré dans une étude publiée mardi des chercheurs. Ils appellent à une "surveillance étroite" des nouveaux cas.

Le virus "peut avoir réémergé chez une femme un an après qu'elle a survécu à une infection aiguë au virus Ebola, provoquant potentiellement l'infection de son mari et de deux de leurs fils", résume dans un communiqué la revue The Lancet Infectious Diseases.

Cette Libérienne, qui avait survécu à la maladie en 2014, "avait une persistance virale ou une récurrence de la maladie et a transmis le virus à d'autres membres de sa famille un an plus tard", écrivent les chercheurs.

L'énigme était l'origine de la contamination d'un adolescent de 15 ans qui s'était rendu à l'hôpital à Monrovia en novembre 2015, alors que la transmission semblait ne plus se faire dans la capitale libérienne. Il était mort de la fièvre hémorragique quatre jours après.

Par le sperme

L'enquête a montré que sa mère, âgée de 33 ans, avait très probablement eu la maladie en juillet 2014. Elle en avait apparemment guéri sans traitement ni consultation, avec pour seule conséquence une fausse couche.

La transmission semble être passée par le mari, qui s'était présenté à l'hôpital le même jour que deux de ses enfants en 2015. Lui a survécu, de même que son fils cadet, âgé de 8 ans.

Les scientifiques connaissaient déjà la transmission du virus par le sperme par des hommes semblant guéris. La question reste posée des autres fluides corporels qui pourraient transmettre le virus.

"Nous n'avons pas d'indication claire du mode de transmission de la mère à son mari. (...) Très probablement, la transmission entre membres de la famille a eu lieu durant une interaction physique proche", ont précisé les chercheurs. Ce cas montre que des foyers d'infection pourraient réapparaître.

Le Libéria avait été le pays le plus touché par l'épidémie la plus meurtrière d'Ebola, entre 2013 et 2016. Il avait recensé 4800 morts, sur les 11'300 principalement concentrés dans cet État et deux voisins, la Guinée et la Sierra Leone.

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ATS