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Tawakkol Karman estime les récentes déclarations de Donald Trump "discriminatoire" contre les ressortissants de plusieurs pays (archives).

KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB

(sda-ats)

Donald Trump "rend service" aux terroristes et aux dictatures en cherchant à discriminer les musulmans de certains pays. La Prix Nobel de la Paix Tawakkol Karman et l'ex-président tunisien Moncef Marzouki ont porté jeudi à Genève cette accusation.

L'utilisation du terme "terrorisme islamique" par le président américain pour justifier l'interdiction du territoire américain aux ressortissants de sept pays est "raciste et discriminatoire", a affirmé devant la presse la Prix Nobel yéménite. Ce décret avait été suspendu par la justice américaine.

"C'est un vrai service" pour le groupe Etat islamique (EI) et les autres terroristes, selon Mme Karman. De son côté, M. Marzouki estime que la situation des droits de l'homme dans les pays arabes "n'a jamais été pire". La torture a été relancée dans plusieurs pays.

L'ancien président tunisien partage l'avis de Mme Karman sur le président américain. Celui qui n'est plus chef de l'Etat depuis début 2015 affirme que l'attitude de M. Trump avec les médias "donne un mauvais exemple" que plusieurs dirigeants du monde arabe pourraient suivre.

Gouvernement tunisien visé

Tous deux appellent à la solidarité internationale face à cette politique "discriminatoire" américaine. En Tunisie, M. Marzouki, qui préside désormais un parti, dénonce un retour au régime du dictateur déchu Zine el Abidine Ben Ali en matière de droits de l'homme.

Un rapport d'Amnesty International (AI) a ciblé récemment une hausse des cas de torture. Les forces de sécurité se sont réorganisées et, après une diminution, le nombre mauvais traitements a augmenté comme auparavant, a estimé M. Marzouki.

Selon lui, la prolongation pour trois mois de l'état d'urgence ne constitue pas "un problème" pour autant que les droits de l'homme sont respectés. Mais elle ne doit pas être utilisée comme "excuse" par les autorités. La corruption est par ailleurs également de retour.

Plusieurs milliers de tués au Yémen

Au Yémen, Mme Karman admet que la coalition menée par l'Arabie saoudite a été responsable d'abus contre les civils. Mais elle accuse davantage les rebelles chiites Houthis, soutenus par l'Iran, et l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh d'avoir cherché à revenir sur les libertés fondamentales.

Les femmes yéménites souffrent autant que les hommes du conflit, ou même "deux fois plus", affirme Mme Karman. Mais elles vont "continuer à lutter pour leurs libertés et la justice". La Yéménite appelle à un cessez-le-feu, au retrait des Houthis, à la restitution des armes au gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi et au retour des partis politiques qui devront préparer un scrutin sur une Constitution.

Les responsables de violations devront "rendre des comptes", ajoute la Prix Nobel. Au total, le conflit yéménite a fait 10'000 tués parmi les civils, selon des estimations diffusées récemment par l'ONU, et des dizaines de milliers de blessés. Plus de deux millions de personnes restent elles déplacées.

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ATS