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Les Casques blancs sont régulièrement accusés par le régime de Damas et ses alliés de manipulations et de mises en scène (archives).

KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA

(sda-ats)

Des photos provenant du tournage d'une fiction soutenue par le pouvoir syrien ont été détournées. Elles circulent sur les réseaux sociaux pour accuser les Casques blancs d'avoir mis en scène l'attaque chimique présumée à Douma, selon le blog de fact-checking de l'AFP.

Maquillage, costumes de Casques blancs, figurants, clap de cinéma...: tous les ingrédients d'une reconstitution d'une zone de guerre en Syrie sont photographiés sur un plateau. Pour de nombreux sites internet, il n'en faut pas davantage pour y voir une preuve de la mise en scène d'une attaque chimique sur Douma, près de Damas, par les Casques blancs.

Ce groupe de secouristes en zone rebelle est régulièrement accusé par le régime de Damas et ses alliés de manipulations et de mises en scène. Mais ces photos - bien réelles - proviennent en fait du tournage d'un film intitulé "Revolution Man", notamment soutenu par le ministère syrien de la Culture, et dont l'avant-première a été saluée par l'agence officielle Sana dans une dépêche datée du 9 mars.

Selon l'agence, le film narre l'histoire d'un journaliste "en quête de célébrité" et "qui entre illégalement en Syrie pour prendre des photos et des vidéos de la guerre".

Clichés diffusés en Russie

"Après avoir échoué à atteindre son but, il aide les terroristes à fabriquer une attaque chimique afin de donner à ses photos un retentissement mondial", ajoute-t-elle. Les photos ont été publiées en février sur une page Facebook consacrée au film.

Selon le site d'investigation bellingcat, ces clichés ont également été diffusés par la chaîne publique russe "Russia 1" qui les a présentés comme une preuve de mise en scène.

Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont mené une série de frappes en Syrie samedi en représailles à une attaque chimique présumée le 7 avril du régime sur Douma, alors ultime fief rebelle dans la Ghouta orientale, aux porte de Damas. La Syrie a démenti toute implication.

Dimanche, des experts de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont entamé une mission à Damas, mais ils attendaient toujours mardi de pouvoir accéder à Douma pour mener des investigations.

u.afp.com/cbdouma

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ATS