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Le patron de Mediapart Edwy Plenel (archives)

KEYSTONE/AP/Francois Mori

(sda-ats)

Une quinzaine de médias ont dénoncé dimanche une "interdiction" d'assister à la soirée électorale FN pour le second tour de la présidentielle. Par "solidarité", Libération, l'Humanité et les Inrocks ont prôné un "boycott". Le FN a expliqué "manquer de place".

Sur Twitter, des journalistes des sites d'information en ligne Buzzfeed, Mediapart, Les Jours, Rue89, StreetPress, Politico, Bondy Blog, Explicite, Brut, Konbini, mais aussi de l'hebdomadaire Politis ou de l'émission Quotidien présentée sur TMC par Yann Barthès, ont indiqué s'être fait refuser l'accréditation par le parti d'extrême droite.

Sur Twitter, un journaliste travaillant pour le mensuel américain The Atlantic (de Boston) a aussi dit s'être fait refuser l'accréditation, tout comme une journaliste de la télévision publique italienne Rai et un autre de la chaîne d'info britannique Sky News.

Lors du premier tour, Mediapart, Quotidien et un journaliste de Marianne, récent co-auteur d'un livre-enquête sur Marine Le Pen, s'étaient déjà vu refuser l'accès à la soirée électorale d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

"Mesures antidémocratiques"

"Par solidarité pour nos confrères, la rédaction de Libération, qui ne sait pas à l'heure où nous écrivons ces lignes si elle est touchée par cette mesure, a décidé de ne pas se rendre à la soirée organisée par le parti d'extrême droite. Ces mesures antidémocratiques et contraires à la liberté d'informer doivent cesser, comme l'intimidation des journalistes dans les meetings", écrit dans un article Johan Hufnagel, directeur adjoint du quotidien Libération.

"En guise de solidarité, nous boycottons également la soirée électorale du FN", a annoncé l'hebdomadaire Les Inrocks sur Twitter. Le journaliste de L'Humanité qui couvre le FN a aussi indiqué à l'AFP qu'il boycottait la soirée.

"Pas de place, plein de monde" a expliqué Alex Frederiksen, l'un des responsables de la presse au FN, au sujet de la soirée de dimanche. D'après des témoignages recueillis par l'AFP, plusieurs des journalistes refusés avaient pourtant fait leur demande d'accréditation en début de semaine. D'autres, au contraire, ont été accrédités malgré des demandes en fin de semaine.

ATS

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