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Sereine et puissante, l'Allemagne a foncé vers ce quart de finale de l'Euro 2016 qu'elle disputera samedi prochain à Bordeaux face à l'Espagne ou l'Italie.

A Villeneuve d'Ascq, les champions du monde ont balayé 3-0 une Slovaquie bien trop limitée pour pouvoir rivaliser. Ils étaient pressés d'offrir à Joachim Löw sa 90e victoire en 134 matches à la tête de la sélection (le record mondial de 94 succès détenu depuis 1964 par Sepp Herberger se rapproche). Ils ont ainsi frappé dès la 9e grâce à une volée de Jérôme Boateng. Jamais l'Allemagne n'avait marqué si tôt dans un match de l'Euro et jamais le défenseur central n'avait encore marqué pour son équipe nationale (63 capes).

Au fil des échecs subis entre 2006 et 2012, les Allemands ont appris une leçon qui les a portés lors de leur conquête mondiale au Brésil: un peu moins de flamboyance mais plus d'efficience et de contrôle. A se montrer si bonne gestionnaire depuis le début du tournoi, la sélection de Löw renforce à chacune de ses sorties l'impression qu'elle est la vraie favorite de ce championnat d'Europe.

L'Allemagne a fait preuve d'une maîtrise quasi totale, sauf sur quelques actions de rupture laissant entrevoir ce qui est peut-être sa seule faiblesse: une transition attaque - défense manquant parfois de précision. A l'image des deux occasions dont a bénéficié Juraj Kucka, notamment la première, à la 41e. Servi par Pekarik, le milieu de terrain de l'AC Milan a marqué de la tête un but que Manuel Neuer a... arrêté, pour reprendre la célèbre formule prononcée par Pelé après une parade miraculeuse de Gordon Banks.

Ce réflexe du dernier rempart de Bayern Munich a joué un rôle important dans le succès au final tranquille de son équipe. Car, dans la foulée, après un festival de Julian Draxler mystifiant le pauvre Kucka, Mario Gomez a pu inscrire le 2-0 sécuritaire et assassin pour des Slovaques qui avaient cru quelques instants plus tôt au 1-1 (43e).

La Mannschaft a enfoncé le clou par le très bon Draxler à la 63e et a ensuite gentiment pu faire "mumuse" avec la Slovaquie. Elle s'était même permis à la 13e de rater un penalty que Mesut Özil aurait pu mieux tirer, sans enlever de mérite au portier Matus Kozacik. Le stratège d'Arsenal est ainsi venu rejoindre sur la liste des "maladroits des onze mètres" son futur coéquipier Granit Xhaka, Aleksander Dragovic, Sergio Ramos et Cristiano Ronaldo.

Une chose est sûre: toutes les équipes qui croiseront la route des champions du monde (lesquels n'ont toujours pas encaissé de but dans ce tournoi) auront raison de les craindre. Dire que Thomas Müller, l'homme aux 32 réalisations internationales (dont 10 en Coupe du monde), n'a pas encore marqué...

ATS