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Paris - "Ils sont tous coupables!", la banque comme le trader, a lancé au procès de Jérôme Kerviel une enseignante reconnue en finance. Elle s'est étonnée qu'un homme seul ait pu engager la Société Générale pour des dizaines de milliards d'euros.
En cette fin de deuxième semaine du procès de l'ancien trader jugé depuis le 8 juin pour avoir causé une perte de 4,9 milliards d'euros début 2008, la salle d'audience du tribunal correctionnel de Paris avait des allures d'amphithéâtre.
Deux professeurs de finance de l'université de Paris II, Catherine Lubochinsky et Jean-Hubert Blanchet, ont usé d'un talent, déployé d'habitude pour soutenir l'attention d'étudiants, pour remettre les débats dans un contexte académique et néanmoins très humain.
Mme Lubochinsky, directrice du mastère finance de l'université, était pleine d'humour, limite gouailleuse. "Quand l'affaire a éclaté, j'ai trouvé les sommes surprenantes pour une seule personne, sans complicité; concrètement, cela ne me semblait pas possible", a-t-elle déclaré.
Elle s'est demandée comment sa hiérarchie avait pu "ne pas voir la taille des positions" prises par l'ex-trader, alors que dès le printemps 2007 se faisaient sentir "les premiers soubresauts des subprime" (crédits hypothécaires) américains.
Elle s'est interrogée sur le résultat du trader fin 2007, trop élevé pour correspondre uniquement à son mandat. "On le dit à tous les étudiants : il n'y a pas de rendement sans risque".
Le président Dominique Pauthe lui a demandé qui, alors, de la banque ou de Jérôme Kerviel, était coupable. "Ils sont tous coupables!", a-t-elle répondu sans hésiter.

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ATS