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Un péage routier de 5 francs par jour désengorgerait les routes de l'agglomération bernoise de 15 à 20% de son trafic. Cette redevance routière permettrait en outre de dégager des ressources financières pour de nouvelles infrastructures en matière de transports publics.

Ces constats figurent dans une étude commune au canton de Berne, à la région bernoise et à la ville de Berne. Ces trois collectivités cherchent une solution pour faire face à la pression croissante du trafic motorisé privé. Leurs réflexions sont aussi motivées par la situation des finances publiques.

Forfaits journaliers

Cette étude s'est penchée sur l'impact de forfaits journaliers de cinq et neuf francs pour les déplacements à l'intérieur de la zone sous péage. Celle-ci comprendrait le noyau de l'agglomération, à savoir la ville et les communes avoisinantes, sans le trafic de transit sur les routes nationales.

Une redevance routière de cinq francs par jour réduirait de 15 à 20% le volume du trafic. La diminution irait jusqu'à près de 30% pour un péage de neuf francs par jour. Plus de la moitié de ce trafic se reporterait sur les transports publics. Le nombre de déplacements à pied augmenterait lui aussi.

Ce transfert vers le rail et le bus générerait des recettes nettes allant de quelque 230 à 370 millions de francs par an, a expliqué vendredi le canton de Berne. Ces millions pourraient être affectés au développement des transports publics et à l'allègement de la fiscalité pour l'ensemble des contribuables.

Droit fédéral

Le canton, la région, ainsi que la ville de Berne concluent qu'un péage routier ou roadpricing serait un bon moyen pour produire le désengorgement qu'ils jugent souhaitable ainsi que pour générer de nouvelles ressources financières. Mais les conditions ne sont pas réunies dans le droit fédéral.

Ces trois entités demandent donc à la Confédération de créer les bases légales nécessaires à la réalisation d'expériences pilotes. Elles estiment qu'un large débat pourrait alors s'engager.

ATS