Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Une UE "imparfaite" mais indispensable reçoit son Nobel de la paix

L'Union européenne, qui traverse la pire crise de son histoire, a reçu lundi un prix Nobel de la paix contesté. Cette cérémonie a été l'occasion pour ses représentants de prononcer un hymne à une union "imparfaite", mais indispensable pour éviter le retour des démons du passé.

Toile de fond de la cérémonie Nobel, la crise était dans tous les esprits et sur toutes les lèvres dans l'Hôtel de ville d'Oslo. Une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement européens étaient présents, dont le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, assis côte à côte et affichant leur entente.

Membre du trio chargé de recevoir le prix au nom de l'UE, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a longuement évoqué dans son discours les conséquences sociales dramatiques de "la pire crise économique depuis deux générations", du diplômé en quête du premier emploi au travailleur licencié.

Manifestation auparavant

L'attribution du Nobel de la paix à l'UE a été critiquée au-delà des seuls milieux eurosceptiques, notamment parce que la crise de la zone euro a mis à rude épreuve la solidarité des Etats membres et provoqué des troubles sociaux parfois violents et des poussées extrémistes dans des pays comme la Grèce.

Un millier de militants d'organisations pacifistes classées à gauche avaient manifesté dimanche à Oslo contre la remise de ce Prix Nobel à l'UE, accusée notamment d'être un important vendeur d'armes.

Afin de répondre à ce type de critiques, l'UE a annoncé que la somme de 930'000 euros qui accompagne le prix Nobel serait intégralement utilisée pour financer des projets destinés à lutter contre l'emploi d'enfants comme soldats à travers le monde.

"Aller de l'avant"

Avant de remettre le prix aux représentants des trois principales institutions européennes - M. Van Rompuy et les présidents de la Commission José Manuel Barroso et du Parlement Martin Schulz -, le président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland, a appelé l'UE à "aller de l'avant".

Dans son discours parsemé de passages en différentes langues - symbole de la diversité européenne -, M. Barroso a admis les "imperfections" de l'UE, mais souligné ses acquis sur un continent qui, a-t-il rappelé, a connu la Shoah, les guerres et le nationalisme extrême.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.