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A défaut de livrer le match du siècle, la Suisse a honoré comme elle se le devait la centième sélection de son capitaine Stephan Lichtsteiner: par une victoire 2-0 devant le Japon à Lugano.

Elle a été acquise sur un penalty - accordé un peu généreusement - de Ricardo Rodriguez juste avant la pause et sur une réussite de Haris Seferovic à la 82e minute sur une action "inventée" par Xherdan Shaqiri. Elle n'est pas usurpée dans la mesure où le Japon ne s'est pas ménagé une seule occasion véritable. Elle n'est, toutefois, pas tout à fait probante avec une équipe de Suisse qui a proposé trop peu dans le jeu offensif. Et pourtant, l'adversaire n'avait rien d'une grande équipe. On peut effectivement nourrir les plus grandes inquiétudes quant au destin du Japon en Russie où il affrontera la Pologne, la Colombie et le Sénégal.

Une seule défaite en 22 matches

La Suisse s'envolera lundi pour la Russie et cette Coupe du monde 2018 avec une feuille de résultats vraiment impressionnante: une seule défaite - en octobre dernier au Portugal - lors de ses vingt-deux derniers matches. Cette seule statistique ne fait pas de la Suisse, bien sûr, l'un des favoris du tournoi. Mais elle lui offre quelques garanties pour espérer passer pour la troisième fois depuis 1994 le cap du premier tour. Pour retrouver l'ivresse et la folie d'un match à élimination directe qui fera battre le coeur de tout un pays

Le soleil couchant sur le Cornaredo qui invitait à l'apéro plutôt qu'à l'effort, une ambiance bon enfant et un souci pour trouver un ballon gonflé à leur convenance: les Suisses avaient sans doute de bonnes excuses pour justifier leur torpeur en début du match. Avec une formation qui correspondait à l'équipe type pour sept des onze postes, la formation de Vladimir Petkovic a eu de la peine à emballer cette rencontre. Elle a eu toutefois le mérite de ne concéder aucune occasion à l'adversaire. Mais cette équipe n'avait-elle pas démontré cinq jours plus tôt en Espagne sa faculté à bien défendre ?

Faute ou pas faute ?

Sur le plan offensif, Mario Gavranovic a eu toutefois l'occasion de démontrer la qualité de son jeu de tête. Le Tessinois fut à l'origine des deux actions les plus dangereuses grâce à son timing dans les airs avant le penalty de la 42e minute. Un penalty transformé imparablement par Rodriguez pour son cinquième but en sélection, le deuxième en cinq jours, et qui avait été provoqué par Breel Embolo. Le Bâlois était rentré dans la surface après une percée sur le flanc gauche avant de croiser la route de Maya Yoshida. L'arbitre français Amaury Delerue n'hésitait pas pour dicter la sanction suprême à la stupéfaction des Japonais. La semaine prochaine en Russie, cette action sera visionnée par la vidéo. Mais pour quel verdict dans la mesure où toutes les interprétations étaient possibles ?

A a pause, Vladimir Petkovic introduisait Nico Elvedi, le seul joueur de champ à n'avoir pas encore bénéficié de temps de jeu depuis le début du stage. Forts de leur avantage, les Suisses laissaient venir leurs adversaires sans - il est sans doute utile de rappeler - faire face à un véritable péril. Avec son jeu axé sur la possession basse et aussi avec l'impact physique d'un Fabian Schär et d'un Valon Behrami, cette équipe de Suisse qui se veut joueuse est aussi bâtie pour subir.

Shaqiri électrise le Cornaredo

Pour que le tableau soit idyllique, il reste à cette équipe de Suisse de soigner son jeu dans les trente derniers mètres. On le sait, Xherdan Shaqiri possède les clés du camion pour mener la Suisse à bon port. Un peu trop transparent à Villarreal, le Bâlois a attendu l'heure de jeu pour sortir de sa réserve. Avant de permettre à Seferovic de signer sa 12e réussite en sélection, il avait électrisé le Cornaredo avec une tentative de lob impossible pour rappeler qu'il était bien l'homme de toutes les folies. Il a une semaine devant lui pour retrouver cette explosivité qui peut nous inciter à croire que l'impossible sera possible le 17 juin à Rostov-sur-le-Don devant le Brésil.

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ATS