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Unia condamne une dégradation des conditions de travail à Migros Genève. La suppression d'une centaine de postes en 2011 accroît la pression sur les collaborateurs. Or, la coopérative reste bénéficiaire malgré la cherté du franc, dénonce le syndicat.

Entre 2008 et 2010, les effectifs dans la vente à Migros Genève ont baissé de 2,6%. Cent postes ont déjà été supprimés depuis janvier à la suite de départs à la retraite, de démissions et de licenciements, et 25 autres suppressions sont prévues, soit une baisse de 3,4% des effectifs en 2011, a indiqué lundi devant les médias Joël Varone, secrétaire syndical à Unia.

Ces mesures sont justifiées par la cherté du franc et les baisses de prix. Or, ces trois dernières années, la Fédération des coopératives Migros a accumulé un bénéfice de 2,4 milliards de francs, dont près de 25 millions pour Migros Genève. "La suppression de 125 postes permet d'économiser 8 millions sur le dos des employés sans affecter les bénéfices", dénonce Joël Varone.

Gel des salaires

Retour à la semaine de six jours de travail pour certains, horaires flexibles, polyvalence exigée, pressions: la dégradation de la situation est nuisible à la santé des collaborateurs. "Les employés craquent. Or, ceux-ci sont rendus personnellement responsables de leurs absences, alors que le problème est structurel", note Laïla Batou, secrétaire syndicale à Unia.

Le syndicat critique par ailleurs le programme de réinsertion de chômeurs M-Défi, qui permet à Migros Genève de bénéficier gratuitement de travailleurs pendant six mois pour autant qu'ils n'occupent pas des postes vacants. Début octobre, Unia a signalé des abus au Département de l'emploi, en vain. "L'Etat cautionne les plans d'économie de Migros Genève", attaque M. Varone.

Migros Genève doit négocier mardi les salaires de 2012 avec les commissions du personnel. Or, la hausse moyenne de 0,5% prévue par le géant orange, soit environ 20 francs par mois, équivaut à un gel des salaires, estime Unia qui ne participe pas à ces discussions.

ATS