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Lors d'un congrès extraordinaire samedi à Berne, le syndicat Unia a exigé une extension des mesures d'accompagnement à la libre circulation et une meilleure protection contre les licenciements. Les 500 délégués ont également dénoncé la politique de démantèlement social de l'Union européenne.

Dans une résolution, ils ont fait le point sur la sous-enchère salariale: si l'on veut être sûr que des salaires suisses continuent à s'appliquer dans le pays, il faut renforcer les mesures de protection en vigueur, indique un communiqué. Ils ont ainsi exigé l'introduction de la responsabilité solidaire.

Sinon, les entreprises profitent de sous-traiter les travaux à des prix cassés. Cette idée va dans le sens de la commission de l'économie du Conseil national, qui veut muscler les mesures.

Protection insuffisante

Les délégués ont encore exigé un tour de vis contre la pseudo-indépendance, davantage de contrôles et la possibilité d'ordonner l'interruption immédiate des travaux en cas de sous-enchère salariale.

La protection contre le licenciement de représentants du personnel est absolument insuffisante en Suisse, estime Unia, comme le montre selon le syndicat une récente décision du Tribunal fédéral: celui-ci a jugé non abusif le licenciement d'un représentant du personnel auprès du quotidien zurichois "Tages-Anzeiger".

Les délégués se sont montrés solidaires avec les grévistes portugais et espagnols. Selon Unia, les Etats européens affichent de lourds déficits en raison de leurs plans de soutien ruineux au secteur financier. Et ce serait aux travailleurs et aux retraités d'en faire les frais, dénonce le syndicat.

ATS