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Unia a dénoncé jeudi les "méthodes cavalières" de la direction de Merck Serono dans sa gestion des suppressions de postes annoncées dans les cantons de Genève et de Vaud. Le syndicat réclame toujours l'ouverture de "vraies négociations" et le report des licenciements.

Responsable du secteur industrie d'Unia Vaud, Yves Defferrard dénonce l'"autisme" et le "dogmatisme juridique" du géant pharmaceutique allemand. "Cette attitude n'est pas digne d'une grande entreprise comme Merck Serono qui prétend être une entreprise sociale attentive à ses salariés", tempête le syndicaliste.

Les propositions faites par les employés dans le cadre de la procédure de consultation nécessitent des discussions préalables, explique M. Defferrard. Or, la direction refuse d'entrer dans les détails, se bornant à dire qu'elle annoncera ses décisions le 19 juin. "Ce n'est pas ainsi que fonctionne le partenariat social en Suisse", commente le syndicaliste.

La direction de Merck Serono a prévu d'avertir personnellement ce jour-là les employés touchés par les suppressions et les déplacements de postes. "Le 19 juin, il sera trop tard pour discuter", s'insurge Yves Defferrard qui appelle encore une fois la direction à repousser cette date.

"Dérapages" à Corsier

Unia dénonce en outre des "dérapages" de la part de la direction du site de Corsier (VD), qui exerce des "pressions inadmissibles" sur les employés participant aux assemblées du personnel. "Je n'ai jamais vu ça", s'exclame le syndicaliste.

Merck Serono prévoit la suppression de 500 emplois à Genève et le transfert de 750 autres à Darmstadt, Boston et Pékin. Dans le canton de Vaud, 80 suppressions de postes ont été annoncées sur les sites d'Aubonne, Coinsins et Corsier.

ATS