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L'Union européenne (UE) n'accepte plus le bilatéralisme "à la carte" en vigueur jusqu'ici avec la Suisse, constate le Forum interparlementaire romand (FIR) de retour de Bruxelles. Les relations sont devenues plus "conflictuelles" avec les 27 à cause de la crise aiguë de la zone euro.

Une trentaine de députés des six cantons romands se sont rendus à Bruxelles du 23 au 26 novembre pour un voyage d'information, indique lundi le FIR dans un communiqué. A leurs yeux, un fait s'impose: l'UE veut poursuivre ses relations avec la Suisse "dans un cadre institutionnel plus structuré".

L'UE entend parvenir à instaurer un dialogue politique régulier au niveau ministériel, note le FIR. Pour avancer, il faut se doter d'un organe de surveillance commun et d'une instance juridique neutre afin de traiter des différends, estiment les 27.

La Suisse défend pour sa part "une voie pragmatique", avec l'exploration de nouveaux secteurs de coopération (agriculture, santé, services financiers entre autres). Mais la crise européenne a redoublé les pressions sur les enjeux fiscaux, relève le FIR.

Incompréhension

A cet égard, les députés ont fait part à l'ambassadeur de France de leur "incompréhension" après les propos sur la Suisse du président Nicolas Sarkozy à l'issue du sommet du G20 à Cannes. La délégation du FIR a pu également constater à Bruxelles le poids et l'influence des régions d'Europe.

Même les régions le plus riches et les plus puissantes comme la Bavière entretiennent des Missions permanentes auprès de l'UE. Elles peuvent ainsi capter des subventions pour financer diverses politiques publiques dont la recherche et l'innovation, souligne le FIR.

ATS