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Lors d'un discours, Donald Trump avait presque vendu la mèche sur la croissance: "il y a des prédictions allant de 3,8% à 5,3% (...) Nous prendrons tout ce qui commence par un 4..." (archives)

KEYSTONE/AP St. Louis Post-Dispatch/J.B. FORBES

(sda-ats)

La croissance des Etats-Unis a fait un bond au deuxième trimestre, franchissant la barre des 4% pour la première fois en quatre ans, selon la première estimation du département du Commerce publiée vendredi.

D'avril à juin, l'expansion du produit intérieur brut (PIB) a atteint 4,1% en rythme annuel, la cadence la plus forte depuis le dernier trimestre 2014.

Le ministère a par ailleurs revu à la hausse la croissance du premier trimestre à 2,2% au lieu de 2%.

Cette performance du deuxième trimestre, conforme aux prévisions moyennes des analystes, devrait être saluée par l'administration Trump qui, à travers les réductions d'impôts, la dérégulation et la réforme du commerce mondial, a promis d'installer durablement une croissance forte.

Donald Trump avait la veille dans un discours dans l'Iowa (Midwest) presque vendu la mèche à propos de la croissance: "il y a des prédictions allant de 3,8% à 5,3% (...) Nous prendrons tout ce qui commence par un 4... Personne n'aurait dit qu'on pouvait faire si bien".

La valeur des marchandises et services produites aux Etats-Unis a dépassé pour la première fois de l'histoire les 20'000 milliards de dollars au premier trimestre et 20'402 au deuxième selon les estimations révisées du gouvernement.

L'expansion trimestrielle de la première économie mondiale a été tirée par une vive consommation qui a progressé de 4%, son meilleur chiffre depuis fin 2014 également.

Les coupes d'impôts, adoptées les républicains à la fin de l'année 2017, semble avoir enfin dopé les dépenses des ménages. Les Américains ont surtout acheté davantage de biens durables (+9,3%) et particulièrement des voitures.

Les dépenses de consommation ont pesé pour 2,7 points dans la croissance, ce qui n'avait pas été vu depuis quatre ans, alors que la consommation est de loin la locomotive traditionnelle de la croissance.

Fortes exportations de soja

Un autre point fort des chiffres du trimestre: les exportations qui ont grimpé de 9,3%, un plus haut depuis cinq ans.

Cette forte hausse apparaît comme un effet secondaire des tensions commerciales causées par l'administration Trump au début du printemps avec l'imposition de taxes sur l'acier et l'aluminium importés, notamment de Chine.

Avant que les Chinois ne répliquent et n'imposent des taxes en juillet sur le soja américain, les acheteurs étrangers paraissent avoir anticipé et fait le plein des silos. Le rapport du ministère du Commerce note ainsi "une accélération des exportations de produits alimentaires, de boissons, de nourriture pour bétail et surtout de soja".

Les exportations ont ainsi contribué pour 1,12 point à la croissance, un sommet depuis cinq ans.

Du côté des entreprises, grandes bénéficiaires de la réforme fiscale, les investissements se sont bien comportés, progressant de 7,3% avec une hausse de 8,3% des revenus des droits de propriété intellectuelle.

Le marché immobilier en revanche a faibli pour le second trimestre d'affilée (-1,1%).

L'évolution des stocks a surpris, s'inscrivant dans le rouge (-1%) et signifiant que les entrepreneurs ont puisé dans leur stocks plutôt que d'en produire de nouveaux. Cela s'est notamment reflété dans la diminution des stocks agricoles, surtout de soja vu l'accélération des exportations.

Une diminution des stocks des autres marchandises peut aussi rendre compte de l'incertitude des entrepreneurs vis-à-vis de l'avenir de l'économie, alors que le Livre beige, dernier rapport de la Fed sur la conjoncture, a récemment signalé une inquiétude grandissante du monde des affaires vis-à-vis des conflits commerciaux.

Côté finances publiques, les dépenses gouvernementales ont avancé de 2,1%, tirées par un progrès de 5,5% des dépenses de défense, leur plus forte progression depuis un an.

De nombreux analystes estiment que ce rythme de croissance inédit depuis quatre ans est difficilement soutenable sur l'ensemble de l'année.

La Réserve fédérale (Fed) prévoit une expansion de 2,8% en 2018.

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ATS