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Les efforts pour décontaminer les sites touchés par des sous-munitions se poursuivent (archives).

KEYSTONE/AP/SHAKH AIVAZOV

(sda-ats)

Des armes à sous-munitions ont été utilisées dans au moins 2 pays depuis mi-2015, en Syrie et au Yémen. Le nombre d'Etats parties à la Convention d'interdiction atteint 100 pays, selon un rapport publié jeudi à Genève.

En Syrie, les allégations d'attaques avec ce type d'armement sont devenues quasi quotidiennes, déplore le document annuel de la Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnel (ICBL) et de la Coalition contre les armes à sous-munitions. Le rapport, financé notamment par la Suisse, a été dévoilé avant la Conférence des Etats parties à la Convention d'Oslo prévue de lundi à mercredi, pour la première à l'ONU à Genève.

Depuis juillet 2012, les forces gouvernementales syriennes ont utilisé au moins 13 types d'armes à sous-munitions. Plusieurs centaines d'attaques ont eu lieu. La Russie dément recourir à ces armes en Syrie depuis le début de son intervention fin septembre 2015.

La Coalition estime que des "preuves incontestables" soutiennent une utilisation. Sans toutefois pouvoir identifier clairement qui de Moscou ou des forces gouvernementales était responsable des attaques récentes, a indiqué devant la presse l'un des responsables du rapport, Mary Wareham, de Human Rights Watch (HRW). Le stockage de telles armes sur la base russe de Lattaquié est par ailleurs prouvé.

Second pays concerné, le Yémen n'a pas signé la Convention de 2008, tout comme la Syrie. Entre avril 2015 et février 2016, au moins 19 attaques avec des armes à sous-munitions ont été menées par l'Arabie saoudite et peut-être d'autres membres de la coalition armée qu'elle dirige contre les rebelles Houthis.

Plus de 400 victimes en 2015

Ryad a reconnu un tel recours en avril 2015 tandis que les Emirats arabes unis ont nié. Après cet aveu saoudien, les Etats-Unis ont suspendu la livraison à leur allié de leurs bombes amorcées par capteur, censées être les armes à sous-munitions plus sophistiquées. Même s'il est "difficile" d'évaluer les armes encore produites en raison du peu d'indications données par les 16 pays qui les fabriqueraient, ajoute Mme Wareham.

Des indications non confirmées mais "solides" laissent penser que le Haut-Karabakh a été la cible également d'armes à sous-munitions en avril dernier. Aussi bien l'Azerbaïdjan que l'Arménie ont démenti toute utilisation.

De même que le Kenya, Etat partie à la Convention, aussi accusé d'avoir choisi cet armement en Somalie en janvier dernier. Entre janvier et juillet 2015, des armes à sous-munition avaient été utilisées en Ukraine, au Soudan ou encore en Libye.

Au total, 417 victimes ont été observées en 2015, dont près de 250 en Syrie, où le nombre est probablement plus important, et plus de 100 au Yémen. Parmi elles figurent 97% de civils et plus d'un tiers d'enfants.

Les restes explosifs de ces armes continuent par ailleurs de faire des victimes dans au moins huit pays, au Haut-Karabakh et au Sahara occidental. Ils contaminent près de 25 Etats et trois autres territoires au moins et des clarifications doivent être menées dans cinq autres Etats ou territoires. La majorité des fonds reçus est utilisée pour la décontamination plutôt que pour l'aide aux victimes.

Avancée pour la Suisse

Côté lutte, la Colombie, l'Islande, les Palaos, le Rwanda et la Somalie ont ratifié la Convention depuis septembre 2015. Cuba et la Mauritanie y ont adhéré. Au total, 119 pays ont signé la Convention entrée en vigueur en 2010.

En 2015, au moins 70km2 ont été nettoyés et au moins 120'000 sous-munitions détruites, selon des estimations. Au total, 40 Etats parties, dont la Suisse, ont entreposé des armes par le passé ou actuellement.

Vingt-neuf d'entre eux ont entièrement détruit leur stock de près de 1,5 million d'unités ou plus de 170'000 sous-munitions. Parmi eux, la France a achevé cette élimination il y a quelques mois.

Il reste à éliminer 7% du stock total d'armes et 3% des sous-munitions déclarées. Dix-sept Etats ont eux renoncé à fabriquer ces armes. La Suisse avait elle détruit 60% de son stock fin 2015. Elle devrait achever ce dispositif en 2016 avec trois ans d'avance sur le délai dont elle dispose.

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