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Usain Bolt a donné l'impression de prendre le temps d'apprécier! En 19''55, un temps qu'il n'avait plus couru depuis 2012, il est devenu champion du monde du 200 m pour la 4e fois d'affilée à Pékin.

Le Jamaïcain trône plus que jamais seul sur sa planète avec un total de 10 couronnes mondiales en six ans (plus six titres olympiques).

Sur les 20 derniers mètres, Bolt a semblé savourer son succès, sans pousser vraiment jusqu'au bout, presque le sourire aux lèvres. Car il n'y a finalement pas eu match. Pour avoir une chance, Justin Gatlin aurait dû prendre de l'avance au départ et mener dans le virage. Mais Bolt, déjà sacré sur 100 m devant l'Américain samedi, a abordé la dernière ligne droite en tête, à égalité avec son rival. Il buvait déjà du petit lait. Voilà trois ans au moins que le public ne l'avait plus vu afficher une telle fluidité. Sa performance donne de la consistance à sa volonté affirmée ces derniers mois de vouloir battre à terme son "vieux" record du monde de 2009 (19''19).

En tout cas, bien peu de monde avait attendu le Jamaïcain à un tel niveau de performance. Il laisse Gatlin (19''74) à près de deux dixièmes et le Sud-Africain Anaso Jobodwana, médaillé de bronze (19''87), à plus de trois dixièmes. Beau joueur, Gatlin a préféré garder le sourire à l'arrivée et arborer le drapeau des Etats-Unis, comme s'il admettait la supériorité de l'idole des foules.

Pour Usain Bolt, la "success story" se poursuit, avec chaque fois la même trame. Il était arrivé à Pékin avec un meilleur temps de 20''13, qui ne le situait pas dans le top 10 de la saison après une saison 2014 quasi blanche et un début d'année pourri. En 2013 déjà, avant son triplé mondial à Moscou, il avait eu du retard à l'allumage. Même topo 2012 encore, avant son triplé olympique de Londres: il s'était fait battre par Yohan Blake aux sélections jamaïcaines. Et en 2011, avant son sacre sur 200 m à Daegu, il n'avait pas fait mieux que 19''86 pour ensuite décrocher le titre en 19''40. Même 2009, l'année de ses records du monde, n'avait pas été de tout repos les premiers mois. Bref, le King du sprint n'a pas son pareil pour susciter les craintes et les questions, avant de surgir le Jour J pour mettre tout le monde d'accord. Son rêve ultime sera de refaire le coup encore aux JO de Rio l'été prochain, pour sceller sa légende. Puis si affinités encore aux Mondiaux 2017 à Londres, histoire de faire plaisir à son équipementier.

ATS