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Vététiste britannique tué par un chasseur: visibilité "parfaite"

Le drame s'est produit lors d'une battue au gros gibier organisée par des chasseurs locaux, en présence d'invités (photo symbolique)

KEYSTONE/OLIVIER MAIRE

(sda-ats)

Les circonstances de l'accident de chasse qui a coûté la vie à un vététiste britannique ce week-end en Haute-Savoie se précisaient mardi. Selon le procureur de la République de Thonon-les-Bains, la visibilité était "parfaite", la zone "découverte".

Le drame s'est produit samedi vers 18h00 lors d'une battue au gros gibier organisée par des chasseurs locaux, en présence d'invités.

La chasse qui avait débuté le matin avait repris vers 16h30 à Montriond, près de Morzine, "avec huit hommes", a détaillé le procureur de la République Philippe Toccanier, confirmant une information du Dauphiné libéré. "Six entre 20 et 23 ans, et deux d'une quarantaine d'années".

Le groupe de chasseurs s'était positionné le long d'une ligne électrique, parallèle avec le chemin en lisière de forêt emprunté par le vététiste, un Britannique de 34 ans qui portait des vêtements aux couleurs vives, a poursuivi le procureur. "La zone était découverte, la visibilité parfaite."

La victime a été mortellement touchée par "un tir particulièrement attentatoire à de nombreux organes vitaux", traversant de l'omoplate gauche jusqu'à la clavicule droite, a-t-il précisé.

Mesures insuffisantes

Depuis samedi, tous les témoins ont été entendus, à l'exception du tireur mis en cause, âgé de 22 ans et toujours hospitalisé en état de choc. L'Office national de la chasse et de la faune sauvage doit remettre dans les jours qui viennent à la justice un rapport établissant les manquements à la réglementation lors de cette action de chasse.

Dès ce week-end, le maire de Montriond avait pris un arrêté suspendant "provisoirement" la chasse sur son territoire, par respect pour la victime et dans l'attente des résultats de l'enquête.

Fin septembre, un chasseur de 19 ans a été condamné par le tribunal correctionnel d'Annecy à trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans, après la mort en 2015 d'un homme, sur un chemin forestier, à Quintal.

La femme de la victime a interpellé lundi soir le président Macron sur Facebook: "depuis notre accident, certaines mesures de sécurité complémentaires ont été prises.(...). Mais force est de constater que ces mesures sont loin d'être suffisantes".

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