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L'initiative pour six semaines de vacances, en votation le 11 mars, donne lieu à une bataille de chiffres. Aux 6 milliards de francs de charges supplémentaires estimés pour les entreprises sont opposés les 10 milliards de francs par an que coûterait le stress des travailleurs surmenés.

Dans une étude datant de 2000, le SECO avait avancé un montant de près de 4,2 milliards qui n'inclut pas d'autres aspects comme les rentes d'invalidité ou les retraites anticipées. Si l'on considère l'ensemble des coûts, le chiffre de 10 milliards semble dès lors réaliste, selon le Dr Margaret Graf, cheffe de la division Travail et santé au Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

Un travailleur sur trois

Une enquête du SECO remontant à 2010 montre que le nombre de travailleurs souffrant de stress chronique - soit se sentant souvent voire très souvent stressés - est passé de 26,6 à 34,4% en dix ans.

Les personnes qui doivent tenir des délais ou qui travaillent à un rythme élevé se disent deux fois plus stressées (60%) que les personnes qui n'ont pas d'impératifs temporels (34%). Et celles qui se disent victimes de discrimination sociale au travail ou de "mobbing" sont presque deux fois plus souvent touchées que les autres.

Lutter contre le stress

La facture du stress est évaluée à 10 milliards de francs par an, à charge des entreprises et de la collectivité. Octroyer plus de vacances permettrait de l'atténuer, selon les partisans de l'initiative.

Bénéficier de plus de vacances ne réduirait pas ce stress - surtout si le nombre d'employés n'augmente pas -, reconnaît Martin Flügel, président de Travail.Suisse, à l'origine de l'initiative. "Mais cela offre plus de temps de repos".

Pour Ruth Derrer Balladore, membre de la direction de l'Union patronale suisse, et Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'Union suisse des arts et métiers, mieux vaut prendre des mesures comme la flexibilisation du temps de travail ou le télétravail.

ATS