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Vaccin anti-Ebola testé à Lausanne jugé sûr

Le vaccin contre le virus Ebola testé par le CHUV et la PMU de Lausanne depuis décembre 2014 est sûr et induit des réponses immunes significatives. C'est ce qu'indique une étude publiée mercredi dans la revue britannique The Lancet Infectious Diseases.

Baptisé ChAd3-EBO-Z, ce vaccin pourrait permettre de stopper de nouvelles épidémies, indiquent le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) et la Policlinique médicale universitaire (PMU) dans un communiqué commun. Les études d’efficacité ont d’ores et déjà commencé dans les pays qui avaient été affectés par le virus en 2014.

Il y a un an, les deux institutions vaudoises annonçaient la vaccination de 120 volontaires, alors que l’épidémie ravageait la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia. Pendant plusieurs mois, les résultats ont été transmis au jour le jour à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et aux acteurs de la lutte contre l’épidémie pour organiser la stratégie de lutte contre le virus.

Grâce à cette étude lausannoise de phase I, le développement du candidat-vaccin par le laboratoire GSK a été grandement accéléré, souligne le communiqué.

"L’ensemble des données d’innocuité recueillies dans les six mois suivant l’injection montrent que le vaccin est sûr. Les sujets ont présenté des réactions locales similaires à celles observées après des vaccinations courantes. Des symptômes généraux tels que la fièvre ont été un peu plus fréquents", détaille Blaise Genton, qui a dirigé l’essai.

Dose à ajuster

Les résultats montrent que le vaccin induit des réponses immunes significatives, mais dont l’amplitude est probablement insuffisante pour espérer une protection maximale. Vu qu’aucun effet secondaire sérieux n’a été observé, l’OMS a décidé de donner une dose plus forte que celles utilisées à Lausanne dans les études d’efficacité qui ont été conduites par la suite en Afrique.

Des tests avec cette dose supérieure conduits aux Etats-Unis et au Mali ont montré une sécurité suffisante et surtout des réponses équivalentes à celles obtenues avec un autre vaccin testé à Genève, le rVSV-ZEBOV. "On peut donc espérer que les deux vaccins offrent une protection suffisante pour enrayer les épidémies futures, mais ceci reste à démontrer", ajoute le Pr Genton.

Le candidat-vaccin développé par GSK et les Instituts nationaux de la santé des États-Unis (National Institutes of Health, NIH) utilise une souche atténuée de virus du rhume du chimpanzé, appelée adénovirus de chimpanzé de type 3 (ChAd3). Cet adénovirus agit comme vecteur permettant de délivrer au sujet le matériel génétique dérivé du virus Ebola.

Mobilisation efficace

Le matériel génétique contenu dans le vaccin expérimental ne peut pas entraîner l’infection par Ebola d’un individu vacciné. Le vaccin délivre le matériel génétique d’Ebola aux cellules humaines, entraînant une réponse immunitaire, mais il ne se réplique pas.

Dès le mois de juillet dernier, une large étude de phase 2 a été entamée dans plusieurs pays d’Afrique pour augmenter les données de sécurité et d’immunogénicité dans les populations potentiellement à risque.

L’organisation et la conduite de l’étude ont été menées en un temps record, grâce notamment au financement (1,7 million) octroyé par le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation dans le cadre du programme Horizon 2020.

"Cette aventure nous a montré qu’en Suisse, tous les acteurs sont capables de se mobiliser efficacement lorsqu’il existe une urgence de santé publique. Ceci est plutôt encourageant pour l’avenir", conclut le Pr Genton, cité dans le communiqué.

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