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Ces dernières semaines, des manifestations ont rassemblé dans plusieurs villes de Biélorussie des milliers de personnes qui appelaient à la démission de M. Loukachenko (archives).

KEYSTONE/AP/SERGEI GRITS

(sda-ats)

Plusieurs opposants ont été arrêtés mercredi en Biélorussie. Un durcissement des autorités après une série de manifestations contre le président Alexandre Loukachenko est à craindre, a annoncé l'organisation de défense des droits de l'Homme Vyasna.

Au moins six personnes ont été arrêtées dans ce pays dans la nuit de mardi à mercredi et dans la journée de mercredi, parmi lesquelles des militants de l'opposition, un journaliste et un membre du ministère des Situations d'urgence, selon l'ONG.

"Vous saurez en temps voulu tout ce qu'il faut savoir sur ces personnes", a déclaré le porte-parole des services de sécurité biélorusses (KGB), Dmitri Pobiarjine.

Parmi les interpellés, trois personnes étaient membres d'une organisation nommée "Patriote". Celle-ci s'occupait notamment de rechercher les dépouilles de combattants de la Deuxième guerre mondiale. Selon le journal indépendant Nacha Niva, au moins six autres membres du groupe "Patriote", pour la plupart d'anciens militaires, ont aussi été arrêtés.

Taxe visant les citoyens "parasites"

Ces arrestations interviennent au lendemain de déclarations du président Alexandre Loukachenko selon lesquelles plusieurs dizaines de personnes s'entraînaient dans des camps à l'intérieur de la Biélorussie et à l'étranger en vue de préparer des "provocations armées".

Ces dernières semaines, des manifestations ont rassemblé dans plusieurs villes de Biélorussie des milliers de personnes qui appelaient à la démission de M. Loukachenko. Elles dénonçaient une taxe controversée visant les citoyens "parasites" travaillant moins de six mois par an.

Plusieurs dizaines de manifestants, dont des journalistes et des chefs de l'opposition, ont été jugés après ces rassemblements. Ils ont été condamnés à des peines allant de la simple amende à 15 jours de prison.

"Il est clair que les autorités paniquent et veulent effrayer les gens pour qu'ils ne sortent pas dans la rue" à l'occasion des prochaines manifestations prévues pour le 25 mars, a déclaré Mikola Statkevitch, un des dirigeants de l'opposition biélorusse.

ATS

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