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Des mouvements émergent en Inde pour que justice soit faite.

KEYSTONE/EPA/SANJEEV GUPTA

(sda-ats)

Deux affaires de viol sur mineur, l'une impliquant la police et l'autre un homme politique, suscitent une vague d'indignation en Inde. Des mouvements émergent et réclament que justice soit faite.

La police a diffusé des informations sur le viol et le meurtre d'une fillette de huit ans, enlevée, droguée et violée par plusieurs hommes dans un temple hindou à Kathua, dans l'Etat de Jammu-et-Cachemire (nord). Les suspects l'ont retenue prisonnière pendant plusieurs jours avant de la tuer et de se débarrasser du corps dans la forêt, rapporte la police.

Les autorités ont mis en cause un responsable politique et un officier de police chargé d'examiner la plainte des parents sur la disparition de leur fille. D'autres personnes sont accusées d'avoir tenté d'étouffer l'affaire et quatre policiers ont déjà été arrêtés, a dit Deepika Singh Rajawat, un avocat de la famille de la fillette.

Selon les enquêteurs, les agresseurs ont voulu terrifier les Bakerwals, communauté nomade de bergers musulmans dont était issue l'enfant, pour les dissuader de venir dans leur zone. Des avocats de l'association du barreau local ont bloqué le chemin des policiers cette semaine alors qu'ils se rendaient au tribunal pour déposer l'acte d'accusation contre les suspects, tous hindous.

Elu régional mis en cause

En Uttar Pradesh, grand Etat pauvre du nord du pays, un influent élu local est accusé d'avoir violé une adolescente de seize ans en juin dernier. L'affaire a pris une ampleur nationale depuis la mort en détention policière, la semaine dernière, du père de la jeune fille.

Cette dernière a tenté de s'immoler devant la résidence du ministre en chef de l'Etat pour protester contre la police, qu'elle accuse d'avoir torturé son père car il souhaitait continuer les poursuites.

Les autorités locales n'ont entrepris aucune action envers les suspects jusqu'à ce que mercredi soir, sous la pression médiatique, le dossier soit transféré au Bureau fédéral des enquêtes (CBI), l'équivalent indien du FBI.

Le suspect, élu au parlement régional sous la bannière du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP) du premier ministre Narendra Modi, dément les accusations portées contre lui. "Ce sont des gens de basses classes. C'est une conspiration de criminels", a-t-il déclaré à des journalistes.

Marche aux flambeaux

Le dossier a toutefois entraîné un mouvement d'indignation. Sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes réclament que justice soit rendue pour les victimes de viol.

Le chef du Parti du Congrès (opposition), Rahul Gandhi, a organisé une marche aux flambeaux jeudi soir à New Dehli. Des groupes de citoyens ont prévu d'autres manifestations lors des prochains jours dans la capitale indienne, ainsi qu'à Hyderabad, Chennai et Calcutta.

"Est-ce que nous voulons vraiment que le monde d'aujourd'hui nous voie comme ce genre de pays? Si nous ne pouvons pas nous lever pour cette fille de huit ans sans considération de genre, de caste, de couleur ou de religion alors nous ne représentons rien dans ce monde...", s'est pour sa part scandalisée sur Twitter la championne indienne de tennis Sania Mirza.

Culture du silence

Environ 40'000 cas de viols sont signalés chaque année en Inde, selon les statistiques officielles. Les observateurs estiment cependant que ce chiffre n'est que la partie émergée de l'iceberg en raison de la forte culture du silence qui prévaut sur ce sujet.

"Le sentiment de révulsion qui est si bouleversant en ce moment va vite se dissiper jusqu'à la prochaine atrocité", prédit sombrement l'universitaire PratabBhanu Mehta.

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ATS