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Des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Paris derrière Jean-Luc Mélenchon. Le candidat de la gauche radicale, révélation de la campagne électorale avec 11% d'intentions de vote, a déclaré vouloir faire de la présidentielle une "insurrection civique".

Au terme d'une "marche citoyenne" qui a rassemblé 100'000 personnes selon les organisateurs, le candidat du Front de gauche a clamé sur la place de la Bastille vouloir convoquer une Assemblée constituante pour une "VIe République sociale, laïque et écologique" et mettre "fin aux privilèges du capital".

Les manifestants ont défilé avec des ballons rouges et des banderoles "Place au peuple", "Révolution citoyenne" ou "Europe sociale" et aux cris de "résistance, résistance". Deux cents cars et huit trains ont acheminé de toute la France des sympathisants portant le badge "Vite, la VIe République".

"Jean-Luc Mélenchon porte les espoirs de tout le peuple de gauche", juge Pascal Petitpierre, délégué syndical CGT chez Unilever France, dont les ouvriers luttent pour la survie de leur entreprise.

Campagne virulente

Les attaques virulentes de M. Mélenchon contre le néolibéralisme économique, les élites, les riches et les politiques d'austérité en Europe l'ont propulsé à un niveau inattendu dans les sondages, notamment chez les fonctionnaires, les employés et à un degré moindre les ouvriers.

Cet ancien sénateur, qui a rompu avec les socialistes en 2008, a réussi pendant la campagne à séduire sur la gauche du PS, communistes, altermondialistes ou ex-socialistes, celle du non à la Constitution européenne au référendum de 2005. Il a éclipsé les deux candidats d'extrême gauche, qui n'atteignent pas 1% dans les sondages.

Sa progression dans les sondages commence à inquiéter l'état-major socialiste où l'on craint qu'elle ne se fasse au détriment de François Hollande, donné maintenant au coude-à-coude avec Nicolas Sarkozy. M. Hollande a commencé ces jours à lancer des appels au "vote utile" dès le premier tour de la présidentielle.

ATS