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Les conséquences sur la santé de la zone polluée par du mercure à Viège (VS) et Turtig (VS) inquiètent l'Etat du Valais. Au terme de l'analyse des sols, le canton a mandaté l'université de Zurich pour réaliser une étude épidémiologique.

Le canton veut connaître les conséquences possibles de la présence de mercure dans le sol sur la santé des populations, a déclaré lundi lors d'une conférence de presse à Viège le chef du Département de l'environnement Jacques Melly. Les résultats de cette étude sont attendus pour la fin de l'année.

Les personnes concernées seront toutes contactées et incitées à se faire ausculter, a précisé Holger Dressel, responsable de l'équipe de chercheurs de l'Université de Zurich qui mènera cette étude. Plus il y aura de participants, meilleurs seront les résultats. La protection des données sera totalement garantie.

4000 analyses de sol

Les 4000 analyses de sol effectuées à Viège et à Turtig montrent que 175 des 469 parcelles analysées dans la zone à bâtir présentent une concentration en mercure supérieure à la limite de pollution. Malgré tout, seules quelque 71 parcelles bénéficieront d'un assainissement.

Une parcelle de zone à bâtir doit être assainie si sa concentration en mercure dépasse 2 milligrammes par kilo. C'est le cas pour 71 parcelles. En revanche, 104 présentent une concentration comprise entre 0,5 et 2 mg par kilo. Elles sont considérées comme polluées, mais ne doivent pas être assainies.

Ces parcelles seront inscrites au registre des terrains pollués. Toute construction ou vente doit obtenir l'aval des autorités. La communauté d'intérêt mercure (IG Quecksilber) exige que des solutions politiques et juridiques soient trouvées pour ces propriétaires.

Cette problématique n'a pas été abordée, a admis M. Melly. Mais l'Etat ne veut pas que ces propriétaires soient laissés pour compte. Une séance de discussions aura lieu avec les propriétaires, l'entreprise chimique Lonza et les communes pour savoir si des solutions existent et si elles sont réalisables.

Questions ouvertes

Les analyses des sols sont globalement terminées. Les 1400 propriétaires de parcelles, comprenant les terres agricoles, ont été informés des résultats par écrit et lors d'une séance d'information à laquelle plus de 200 personnes ont assisté. Mais certaines questions restent ouvertes, a souligné Ruben Kretzschmar du groupe d'experts. Des investigations complémentaires sont nécessaires.

La densité des contrôles est importante dans la zone d'habitations, moins dans les terres agricoles. La profondeur de la pollution est aussi un paramètre à affiner, estime l'expert. Il manque également des analyses de la nature du mercure: il est probable que la forme non organique du mercure soit prédominante, mais la proportion de mercure métallique ou méthylique n'est pas connue.

Ces investigations complémentaires seront menées, a précisé Cédric Arnold, chef du Service cantonal de la protection de l'environnement. La répartition verticale de la pollution sera examinée, de même que le risque pour les eaux souterraines.

Cinquante tonnes

Lonza est à l'origine des rejets de mercure entre les années 1930 et 1970. Une cinquantaine de tonnes du métal lourd auraient été rejetées avec les eaux industrielles dans le Grossgrundkanal durant cette période. Cette pollution a été découverte en 2010 lors de travaux de construction.

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ATS