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Les cantons de Vaud, de Genève et du Valais détiennent la majorité du capital de la Compagnie générale de navigation sur le Léman (CGN). Les actionnaires ont accepté à une large majorité mercredi le plan d'assainissement et de restructuration de la CGN.

Une holding chapeaute désormais la CGN, qui se subdivise en deux sociétés distinctes: CGN SA, dédiée à l'exploitation, et CGN Belle-Epoque SA, une société anonyme sans but lucratif, vouée à la conservation des huit bateaux à vapeur classés de la flotte.

Cet assainissement, doublé d'une réorganisation, permet "à la nouvelle société de démarrer sur des bases financières solides", a déclaré Kurt Oesch, président du conseil d'administration. La scission répond à une demande des cantons qui souhaitaient séparer les activités d'exploitation de la flotte de celles de recherche de fonds pour la rénovation des bateaux historiques.

57% des actions aux cantons

Les cantons, qui détenaient jusqu'ici environ 5% du capital, possèdent désormais 57,3% des actions: 37,1% pour le canton de Vaud, 15% pour Genève, 4,1 pour le Valais, plus 0,8% pour la Confédération et 0,3% pour le Conseil du Léman. Jusqu'ici principal actionnaire, l'association des Amis des bateaux à vapeur du Léman (ABVL) voit ses parts fondre de 49,1% à 22,3%.

Les actionnaires ont avalisé mercredi point par point le projet élaboré depuis deux ans avec les cantons, car la modification d'un des éléments aurait fait capoter l'ensemble. Les décisions de fond sur les requêtes du personnel et des amis des bateaux à vapeur ont été reportées à l'assemblée générale ordinaire de 2013.

L'ABVL souhaite pouvoir bénéficier d'une minorité de blocage pour les décisions importantes. "Il ne s'agit pas d'un caprice. C'est prévu par le code des obligations pour protéger les intérêts des minorités", a fait valoir le président Maurice Decoppet.

ATS