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Plusieurs centaines d'écologistes ont manifesté mardi à Cracovie, dans le sud de la Pologne, pour défendre "la forêt qui doit rester sauvage" (archives).

KEYSTONE/EPA PAP/STANISLAW ROZPEDZIK

(sda-ats)

Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco, réuni à Cracovie, a "appelé fermement" mercredi Varsovie à arrêter toute coupe et extraction de bois dans la grande forêt de Bialowieza. Celle-ci pourrait être inscrite sur la liste du patrimoine mondial en péril.

Le ministère de l'Environnement polonais a autorisé en mai 2016 des coupes importantes à Bialowieza, affirmant qu'il s'agissait d'une mesure de protection contre une invasion d'insectes xylophages touchant l'épicéa. Pour des écologistes, il s'agit plutôt d'une tentative de justifier une opération purement commerciale du "lobby forestier".

Bialowieza est l'une des dernières grandes forêts d'Europe, en partie primaire, et abrite une faune unique. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine naturel mondial de l'Unesco et protégée dans le cadre du réseau européen Natura 2000.

Mission de surveillance

Le comité de l'Unesco a exprimé "sa plus grande préoccupation" à propos de la situation à Bialowieza. Il a annoncé l'envoi d'une mission de surveillance sur place.

Il a également exigé de recevoir en décembre 2018 une mise à jour du rapport polonais sur la forêt, pour étudier son inscription éventuelle sur la liste du patrimoine mondial en péril lors de la session suivante en 2019, "en cas de confirmation d'un risque avéré ou potentiel".

Mardi, plusieurs centaines d'écologistes et autant de gardes forestiers ont manifesté à Cracovie, dans le sud de la Pologne, les uns pour défendre "la forêt qui doit rester sauvage", les autres pour soutenir le ministre de l'Environnement Jan Szyszko. Mercredi, les écologistes se sont immédiatement félicités de la décision du Comité.

"Ce vote nous encourage à continuer notre combat", a dit à l'AFP Krzysztof Cibor, de l'ONG Greenpeace. Mais "on ne se fait pas d'illusions. Cela ne veut pas dire que les scies s'arrêteront demain à Bialowieza. Mais un jour cela finira par arriver, j'espère plus tôt que plus tard. Il faut savoir que M. Szyszko se soucie peu de l'UE. Il se souciera peut-être tout aussi peu de l'Unesco."

Le ministre Szyszko a pour sa part invité des délégués de l'Unesco samedi à Bialowieza pour qu'ils puissent se rendre compte eux-mêmes de la "nécessité" des coupes sanitaires.

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ATS