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Un réseau de traite d'êtres humains actif dans plusieurs cantons a été démantelé par la police bernoise. Sept personnes sont accusées d'avoir organisé l'entrée en Suisse de plus de cinquante femmes et transsexuels thaïlandais avant de les forcer à se prostituer.

L'enquête a été ouverture après qu'une femme d'origine thaïlandaise a contacté la police cantonale bernoise pour affirmer qu'elle était retenue contre son gré dans un établissement à Berne et forcée à se prostituer. Une instruction judiciaire de grande envergure a alors été ouverte.

Au cours de l'enquête, il est apparu que le réseau s'étendait bien au-delà du seul canton de Berne, ont annoncé mercredi le Ministère public bernois chargé des tâches spéciales et la police cantonale bernoise. Des investigations et des perquisitions ont été menées dans les cantons de Lucerne, de Soleure et de Thurgovie.

La principale prévenue est une ressortissante thaïlandaise âgée de 42 ans avec un permis d'établissement en Suisse. Cette femme a été arrêtée en 2001 en Allemagne puis extradée vers la Suisse. Il s'est avéré qu'elle exploitait elle-même une maison close dans laquelle travaillaient des prostituées en situation illégale.

Papiers séquestrés

L'enquête porte non seulement sur la traite des êtres humains mais aussi sur l'encouragement à la prostitution, sur des infractions à la loi fédérale sur les étrangers, sur la falsification de papiers d'identité ainsi que sur le blanchiment d'argent.

Les victimes obligées à se prostituer venaient pour la plupart de milieux thaïlandais défavorisés. Elles avaient dû remettre leurs papiers d'identité aux proxénètes. Ces femmes et ces transsexuels ne maîtrisaient pas les langues nationales et n'avaient aucune connaissance des lieux où elles se trouvaient.

Les prostituées devaient s'acquitter d'une dette de 30'000 francs contractée lors de leur voyage. Elles devaient laisser 50% de leur revenu à l'exploitant du bordel. Les victimes de cette traite d'êtres humains n'avaient plus que les autres 50% pour s'acquitter de leurs "dettes" de voyage. Elles devaient parfois gagner jusqu'à 90'000 francs avant de pouvoir garder de l'argent pour elles.

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ATS