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Cesla Amarelle, conseillère d'Etat vaudoise en charge de la formation, a annoncé mardi que le canton allait renforcer la maîtrise de classe en voie générale. Un des points noirs de la Loi sur l'enseignement obligatoire.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Près d'un an après son entrée en fonction à la tête du Département vaudois de la formation, Cesla Amarelle a présenté mardi différentes mesures concernant l'école obligatoire. Notamment un renforcement de la maîtrise de classe au secondaire, en voie générale (VG).

La situation pose problème dans cette voie depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur l'enseignement obligatoire (LEO) en 2013. En instaurant des enseignements à niveaux dans certaines branches et des disciplines en option, la loi a certes permis d'augmenter la perméabilité des parcours mais elle a également amené quelques bémols.

Alors qu'auparavant, le maître de classe dispensait en moyenne 70% des cours, ce taux a chuté à environ un tiers, a détaillé devant la presse à Lausanne Alain Bouquet, directeur général de l'enseignement obligatoire. "La notion de classe s'est délitée" alors qu'elle est "essentielle", a regretté la conseillère d'Etat Cesla Amarelle.

Trois modèles

Comparant différents modèles mis en place dans des établissements pour contrer l'éclatement de la classe, la ministre a arrêté trois systèmes organisationnels entre lesquels les établissements et enseignants devront faire leur choix. Objectif: garantir un minimum de huit périodes d'enseignement par semaine au maître de classe.

La nouvelle a vite fait réagir la Société pédagogique vaudoise (SPV), laquelle se réjouit de constater que le Département de la formation et de la jeunesse a "entendu ses demandes". Elle apprécie la démarche de la ministre qui se déploie sur la base de "modèles d'ores et déjà pratiqués sur le terrain".

Les religions et l'éthique

Autre nouveauté: la définition du cadre d'enseignement d'éthique et de cultures religieuses. Notamment sa dotation horaire, chose qui n'avait pas été faite depuis son introduction en 2013 en remplacement de l'histoire biblique.

Dès la rentrée prochaine, ces cours bloc seront ainsi donnés à tous les élèves de la 1P à la 11S, à raison de quinze périodes par an de la 1P à la 6P et de huit périodes de la 7P à la 11S. Visant à "éveiller au vivre-ensemble dans une société multiculturelle", l'enseignement doit aussi sensibiliser aux valeurs, à l'éthique, au refus des discriminations, à la paix religieuse ou encore à la prévention des replis identitaires.

Sur cette mesure, la SPV regrette que les enseignants du primaire n'aient pas été associés à la démarche alors qu'ils devront s'atteler à la mise en oeuvre du dispositif dès cette rentrée.

Gérer les recours

En dernier lieu, la socialiste a annoncé l'instauration d'une permanence estivale pour traiter les recours sachant qu'en moyenne, 178 oppositions ont été déposées chaque année entre 2004 et 2017.

Formulés pour la grande majorité suite à des décisions prises en fin d'année scolaire, ces recours doivent obtenir une réponse dans de brefs délais. En assurant notamment une permanence durant l'été, à l'exception de la dernière semaine de juillet et la première d'août, le département veut améliorer leur gestion et assurer au recourant une "décision équitable et rapide".

Informer plus tôt

Concrètement, les principes qui fondent les décisions d'enclassement, soit le lieu de scolarisation, devront être communiqués plus tôt aux parents et le dialogue avec ceux-ci doit être amélioré. La ministre veut mettre un terme aux communications envoyées à la dernière minute à la famille sans pouvoir ensuite atteindre personne.

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ATS