Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les violences ont éclaté le 1er avril lorsque le Tribunal suprême a confisqué brièvement les pouvoirs des députés, avant de les rétrocéder 48 heures plus tard devant le tollé diplomatique.

KEYSTONE/EPA EFE/CRISTIAN HERNANDEZ

(sda-ats)

Les manifestations au Venezuela pour exiger le départ du président socialiste Nicolas Maduro ont fait 26 morts en près d'un mois, a annoncé mardi la procureure générale de la Nation. Celle-ci a condamé la violence qui déchire le pays.

"Je ne peux tolérer la violence, je regrette la mort de 26 personnes, qu'elles soient pro-gouvernement ou de l'opposition. La mort d'une personne est toujours regrettable", a dit Luisa Ortega, précisant que les victimes sont "quatre adolescents et 22 adultes". Le parquet dénombre aussi 437 blessés et 1289 personnes arrêtées pour divers troubles et pillages.

Peu avant, le Défenseur du peuple (autorité veillant au respect des droits de l'homme), Tarek William Saab, avait annoncé la mort mardi dans un hôpital d'un homme blessé par balle lundi alors qu'il participait à une manifestation pro-gouvernement.

Une autre victime avait été recensée plus tôt par le parquet, un jeune homme de 23 ans tué mardi matin d'un tir dans la tête alors qu'il manifestait dans l'Etat de Lara (nord-ouest).

Malgré ces violences, l'opposition appelle à un nouveau défilé mercredi en faveur d'élections générales anticipées, l'objectif central de ces mobilisations.

Mardi, le Parlement devait débattre de la possible révocation des juges du Tribunal suprême. L'institution a déclenché cette vague de protestations le 1er avril en confisquant brièvement les pouvoirs des députés, avant de les rétrocéder 48 heures plus tard devant le tollé diplomatique.

Appel de l'ONU

Depuis lors, les rassemblements ont été marqués par des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. Gouvernement et opposition s'accusent mutuellement de ces violences au cours desquelles plus de 600 personnes ont été arrêtées, selon l'ONG Foro Penal.

Lundi, trois hommes ont été tués dans l'ouest du pays et sept personnes blessées, selon le bilan officiel publié à l'issue d'une journée de mobilisation pourtant globalement calme. Des milliers d'opposants ont bloqué les routes du pays.

A Genève, le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a demandé mardi des investigations "transparentes" sur les décès constatés.

Population touchée et lassée

Dans ce pays pétrolier dont l'économie s'est effondrée avec la chute des cours du brut, la majorité des aliments et médicaments sont introuvables. Lassés, sept Vénézuéliens sur dix souhaitent le départ de Nicolas Maduro, selon un sondage Venebarometro.

"Je suis venu parce que je suis fatigué", témoignait ainsi Yorwin Ruiz, manifestant de 26 ans, avant de raconter son calvaire: "J'ai fait le tour de plus de 20 pharmacies pour acheter un simple antibiotique. J'espère qu'au moins nous obtiendrons des élections".

Après quasiment un mois de manifestations, les antichavistes maintiennent la pression en faveur d'élections générales anticipées, avant la fin du mandat de M. Maduro en décembre 2018.

"Nous n'allons pas nous rendre"

"Le Venezuela se lève contre la dictature (...) malgré la répression. Nous n'allons pas nous rendre", a promis Freddy Guevara, vice-président du parlement, seule institution contrôlée par l'opposition.

"Des élections oui, je veux des élections maintenant", a lancé à la télévision M. Maduro mais en se référant aux scrutins régionaux - qui devaient se tenir en décembre mais ont été reportés sine die - et municipaux prévus cette année. L'un des hauts dirigeants du chavisme, Diosdado Cabello, a d'ailleurs précisé lundi qu'"il n'y aura pas d'élections générales, en aucun cas. Nicolas ne va pas partir".

Aide du Vatican sollicitée

M. Maduro a invité l'opposition à reprendre le dialogue gelé depuis décembre, appelant le pape François à "accompagner" ces discussions. L'an dernier, une précédente médiation sous l'égide du Vatican et de son émissaire, l'archevêque haut-valaisan Emil Paul Tscherrig, avait échoué.

Le chef de l'Etat a rencontré lundi soir l'ex-président de la République dominicaine Leonel Fernandez, déjà partie dans les précédentes négociations. Onze pays latino-américains ainsi que les Etats-Unis plaident pour des élections. Une précédente vague de manifestations en 2014 avait fait officiellement 43 morts.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS