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A Caracas, les premiers affrontements laissaient craindre de nouvelles victimes dans cette vague de manifestations et de violences qui a débuté début avril et a déjà fait 31 morts, selon le dernier bilan du parquet.

Keystone/AP/FERNANDO LLANO

(sda-ats)

Des heurts ont éclaté mercredi au Venezuela où les forces de l'ordre ont repoussé à l'aide de gaz lacrymogène les milliers d'opposants au président socialiste Nicolas Maduro. Ils manifestaient à Caracas contre son projet de nouvelle Constitution.

La police et la garde nationale militarisée, appuyées par des camions blindés antiémeutes, bloquaient à la mi-journée les manifestants sur une autoroute de l'est de la capitale, recourant contre eux à du gaz lacrymogène, des canons à eau et des tirs de grenaille, tandis qu'en face plusieurs groupes de jeunes répliquaient par des jets de pierres et de cocktails Molotov, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ces affrontements laissaient craindre de nouvelles victimes dans cette vague de manifestations et de violences qui a débuté début avril et a déjà fait 31 morts, selon le dernier bilan du parquet.

Depuis plus d'un mois, ils sont des milliers à manifester presque chaque jour pour exiger des élections anticipées afin de faire partir le président Maduro avant la fin de son mandat, en décembre 2018.

"Dernière erreur de la dictature"

La manifestation de mercredi vise à dénoncer son projet de convoquer une assemblée constituante, une manoeuvre, estime l'opposition, destinée à repousser les élections et à s'accrocher au pouvoir.

"Nous devons faire en sorte que (le projet de nouvelle Constitution) soit la dernière erreur de la dictature. Toutes les dictatures tombent", a assuré Freddy Guevara, vice-président du Parlement, unique institution contrôlée par l'opposition depuis fin 2015. "Cette pantomime qu'il veut organiser ne peut pas nous enlever notre plus grande force, celle du peuple dans la rue", a-t-il ajouté.

Un mois jour pour jour après le début de cette vague de manifestations et de violences, Nicolas Maduro a appelé lundi à former une assemblée constituante "populaire", dont les 500 membres seront élus ou désignés par différents secteurs de la société (syndicats, minorités sexuelles, retraités, etc).

Cette assemblée aura pour mission de rédiger une nouvelle Constitution afin de remplacer celle de 1999. M. Maduro, accompagné de ses partisans, a lui-même remis mercredi au Conseil national électoral le décret convoquant l'assemblée.

"Je convoque une assemblée nationale constituante citoyenne et avec une forte participation populaire pour que notre peuple (...) puisse décider avec sa voix le destin de la patrie", a-t-il affirmé, précisant que l'élection de ses membres se ferait "dans les prochaines semaines".

"Une fraude" sur le modèle cubain

"C'est une fraude de Maduro. Comme il ne peut pas gagner les élections, il veut imposer le modèle électoral cubain pour se maintenir au pouvoir", a réagi le leader d'opposition et ex-candidat à l'élection présidentielle Henrique Capriles.

Toute échéance électorale est en effet risquée pour le chef de l'Etat: dans ce pays dont l'économie s'est effondrée avec la chute des cours du brut, l'inflation est devenue incontrôlable et la majorité des aliments et médicaments sont frappés de pénurie.

Lassés, sept Vénézuéliens sur dix souhaitent le départ immédiat de Nicolas Maduro, élu en 2013 après le décès de son mentor politique Hugo Chavez (président de 1999 à 2013).

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ATS