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Venezuela: nouveau calendrier électoral exigé par 14 pays latino-américains

Le Venezuela a été secoué au printemps 2017 par une vague de manifestations exigeant le départ du dirigeant socialiste. Au moins 125 personnes ont perdu la vie lors des protestations. Ici lors d'une journée de commémoration des victimes (archives).

KEYSTONE/EPA EFE/MIGUEL GUTIERREZ

(sda-ats)

Les ministres des Affaires étrangères du groupe de Lima ont demandé au gouvernement vénézuélien de fixer un nouveau calendrier électoral. Cette alliance de 14 pays latino-américains s'est réunie mardi pour discuter de l'élection présidentielle anticipée du 22 avril.

Les 14 pays du groupe de Lima "exhortent le gouvernement du Venezuela à reconsidérer la convocation pour l'élection présidentielle et à présenter un nouveau calendrier électoral. Il ne peut y avoir d'élections libres et justes sans la pleine participation des partis politiques", selon une déclaration conjointe lue par la ministre péruvienne Cayetana Aljovin.

Ils exigent des élections "démocratiques, transparentes et crédibles, avec la participation de tous les acteurs politiques vénézuéliens".

Inquiets de possibles fraudes, les trois principaux partis d'opposition, réunis au sein de la "Table de l'unité démocratique" (MUD), n'ont pas encore décidé s'ils participeront au scrutin. Le président Nicolas Maduro visera un nouveau mandat lors du scrutin du 22 avril (initialement prévu pour décembre).

Une partie de la communauté internationale, notamment l'Union européenne et la Colombie, a déjà dit qu'elle ne reconnaîtrait pas les résultats de cette élection. Washington l'a d'ores et déjà dénoncée comme n'étant "ni libre, ni juste".

Affronter l'exode des Vénézuéliens

Le groupe de Lima s'était constitué en août 2017 pour exhorter le gouvernement vénézuélien à mettre en oeuvre des réformes démocratiques, libérer les prisonniers politiques et autoriser les organisations étrangères à fournir de l'aide aux Vénézuéliens.

Le Venezuela, pays aux immenses réserves pétrolières mais ruiné notamment par la chute des cours, avait été secoué au printemps 2017 par une vague de manifestations exigeant le départ du dirigeant socialiste. Au moins 125 personnes ont perdu la vie lors des protestations.

Les chefs de la diplomatie des 14 pays du groupe de Lima - parmi lesquels l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie et le Mexique - se sont également accordés mardi pour "coordonner leurs efforts pour affronter l'exode de milliers de Vénézuéliens qui fuient la grave crise que connaît leur pays".

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