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Les deux favoris des législatives grecques du 20 septembre, le dirigeant de Syriza Alexis Tsipras et le chef de Nouvelle-Démocratie Evangélos Meimarakis, se sont vivement affrontés lundi soir. Le débat télévisé a surtout porté sur la crise des migrants et l'économie.

M. Tsipras a insisté sur le fait qu'une action militaire contre les trafiquants et passeurs ne fonctionnerait pas dans les eaux grecques. "Des opérations de nature militaire vont frapper des réfugiés innocents, pas les trafiquants, les bateaux arrivent sans passeurs", a expliqué l'ancien Premier ministre au cours de ce débat de deux heures sur la chaîne publique Ert, le 2e entre les deux rivaux au coude-à-coude à quelques jours du scrutin.

Pour M. Meimarakis, les "immigrants illégaux" devraient être renvoyés vers leur pays d'origine.

Les deux responsables réagissaient à l'annonce lundi par l'Union européenne qu'elle recourrait, à partir de début octobre, à la force militaire contre les passeurs de migrants dans le cadre de son opération navale en Méditerranée.

Alexis Tsipras, 41 ans, qui avait remporté les dernières législatives de janvier en promettant "la fin des politiques d'austérité", a défendu sa décision cet été de s'aligner sur les exigences des créanciers, UE et FMI, et d'avoir signé un 3e prêt européen accompagné de nouvelles mesures de rigueur.

"Je peux dire que le deal que nous avons proposé est un organisme vivant. Nous allons appliquer ce deal, la partie que nous sommes obligés d'appliquer, et nous allons nous battre sur les questions principales qui restent ouvertes, pour le bénéfice du peuple", dont la réduction de la dette, les privatisations et les prêts bancaires, a lancé M. Tsipras.

"Le dilemme dimanche est simple. Voulons-nous une Grèce de quelques-uns ou d'une majorité?", a demandé l'ancien Premier ministre qui a démissionné le mois dernier, ouvrant la voie à de nouvelles élections.

24,6% d'intentions chacun

M. Meimarakis, 61 ans, l'un des piliers de la droite et président par intérim du parti après la démission en juillet de l'ancien Premier ministre Antonis Samaras, a appelé à un gouvernement de coalition pour lutter en faveur de la reprise économique du pays et à un maintien en l'état pendant au moins un an des termes de l'accord passé avec les créanciers.

"L'accord inclut des réformes, des restructurations, des privatisations (...), nous les avons entamées, nous croyons en elles, nous pouvons les appliquer", a déclaré le leader de la droite. Il a accusé M. Tsipras d'avoir détruit l'économie grecque en sept mois de pouvoir.

"Je ne voudrai jamais vous voir à nouveau Premier ministre", a-t-il lancé à l'intention de son rival. "Vous avez apporté des destructions dans le pays. (...) Nous n'avons jamais eu de tels maux en si peu de temps." Alexis Tsipras rejette de son côté toujours une coalition avec la droite, n'excluant pas toutefois une alliance avec les socialistes du Pasok.

Selon un sondage publié par la chaîne télévisée Antenna lundi, les deux rivaux sont crédités chacun de 24,6% d'intentions de vote pour le 20 septembre.

ATS