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L'ONU a dénoncé vendredi des exactions continues - campagne de viols et villes détruites - au Soudan du Sud. Une guerre civile émaillée de massacres interethniques ravage ce pays depuis décembre 2013. Aucun bilan officiel n'a jamais été fourni, mais les observateurs évoquent des dizaines de milliers de morts et une grave crise humanitaire.

"Des violations (des droits de l'Homme) continuent de se produire", a déclaré le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des droits de l'Homme, Ivan Simonovic, après un déplacement dans les "villes détruites" de Bentiu et Malakal (nord). Le haut responsable a relayé des témoignages "effroyables" entendus lors de son déplacement dans les capitales des Etats d'Unité (nord) et du Haut-Nil (nord-est), parmi les villes les plus affectées par le conflit.

"Dans une certaine partie du pays, je pense que c'était en août, un 'mois du viol' a été décrété", a-t-il ajouté, sans dire quel camp en avait été responsable. "C'est absolument intolérable (...) Il est essentiel de faire avancer la paix, cette situation ne peut plus durer", a-t-il ajouté dans une déclaration.

Une vingtaine de groupes armés

Les combats avaient éclaté dans la capitale Juba entre une faction de l'armée fidèle au président Salva Kiir et des mutins loyaux à son ancien vice-président et rival Riek Machar. Ils se sont depuis étendus à tout le pays et impliquent désormais une vingtaine de groupes armés.

Mardi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a "pris note" du dernier cessez-le-feu en date auquel se sont engagés MM. Kiir et Machar dans la nuit de dimanche à lundi. Mais il a averti qu'"aucune paix durable ne pourra être instaurée au Soudan du Sud tant que ses dirigeants ne placeront pas les intérêts de la population civile au-dessus des leurs".

Jusqu'au 5 mars

Les médiateurs dans le conflit - les dirigeants de l'organisation intergouvernementale est-africaine Igad - ont donné à MM. Kiir et Machar jusqu'au 5 mars pour conclure un accord de paix mettant fin au conflit. Aucun ultimatum n'a jusqu'ici jamais rien donné.

Pendant ce temps, la moitié des 12 millions d'habitants du pays ont toujours besoin d'aide, selon l'ONU, qui abrite dans ses bases quelque 100'000 civils piégés par les combats.

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ATS