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Le milliardaire n'a pas aimé le portrait réalisé par France 2 et multiplie les procédures à l'encontre de médias (archives).

KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT

(sda-ats)

Le tribunal correctionnel de Nanterre a relaxé mardi le journaliste Tristan Waleckx et la chaîne de télévision France 2. Ils étaient poursuivis en diffamation par l'homme d'affaires Vincent Bolloré après la diffusion d'un portrait dans l'émission Complément d'Enquête.

Le groupe Bolloré, qui dénonçait une enquête à charge, réclamait 450'000 euros de dommages et intérêts. Le journaliste et la PDG de France Télévisions Delphine Ernotte ont été relaxés sur tous les passages contestés, a-t-on appris auprès de leur conseil Juliette Félix.

"C'est une très bonne nouvelle pour la liberté de la presse", a estimé l'avocate, selon laquelle le tribunal a reconnu la qualité du travail d'enquête du journaliste. Le groupe Bolloré devra de son côté régler les frais de justice à hauteur de 21'000 euros.

"Nous en prenons acte, mais nous faisons appel", a déclaré l'avocat de Vincent Bolloré Olivier Baratelli. "C'est une première manche, nous replaiderons devant la cour d'appel de Versailles et le résultat sera peut-être différent", a ajouté l'avocat qui prévoit de présenter de nouvelles pièces.

Activités en Afrique

Le PDG du groupe Bolloré a déposé plusieurs recours à la suite de la diffusion en 2016 de cette enquête, récompensée par le prix Albert Londres. Le portrait était intitulé "Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien”.

Le journaliste y retrace le parcours du milliardaire depuis la reprise de l'usine familiale de fabrication de papiers Bible en Bretagne à la constitution d'un empire présent dans les médias, la publicité, le transport, la logistique et le stockage d'électricité.

Il expose en particulier les multiples activités du groupe en Afrique. Et s'intéresse notamment aux conditions de travail dans une palmeraie de la société Socapalm, filiale camerounaise de la société luxembourgeoise Socfin dont Vincent Bolloré est actionnaire minoritaire.

Poursuites aussi au Cameroun

Le journaliste et la chaîne restent poursuivis devant le tribunal de Commerce de Paris par l'homme d'affaires qui réclame dans cette procédure 50 millions d'euros. La décision est attendue le 12 juin.

Une troisième procédure est par ailleurs ouverte devant le tribunal de Douala au Cameroun. Dans une tribune publiée en janvier, des journalistes, médias et sociétés de journalistes avaient déploré la multiplication des procédures engagées par le groupe industriel à l'encontre de médias.

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ATS