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Le meurtrier d'une institutrice de Stabio (TI) écope de vingt ans de prison (photo symbolique).

/AP/THOMAS KIENZLE

(sda-ats)

Un informaticien de 43 ans a été condamné à 20 ans de réclusion vendredi à Lugano. L'homme a été reconnu coupable d'assassinat pour avoir étranglé sa belle-soeur en octobre 2016 à Stabio (TI).

Le prévenu, ex-assistant à l'Ecole universitaire professionnelle de la Suisse italienne (Supsi), n'a pas bronché à l'énoncé du verdict. Comme durant tout le procès qui s'est ouvert mardi à Lugano, il est resté impassible.

Originaire de Suisse allemande, né en Italie, ce Tessinois a évité la réclusion à vie demandée jeudi par la procureure Pamela Pedretti. La défense avait plaidé le meurtre et requis entre 15 et 17 ans de réclusion.

Perpétuité évitée

La cour n'a pas prononcé la perpétuité car elle a conclu à la non-préméditation du geste. Les modalités du crime, particulièrement perverses et dénotant d'une totale absence de scrupules, tombent toutefois sous le coup de l'article 112 du code pénal.

Le 14 octobre 2016 au soir, le prévenu s'était rendu à Stabio (au sud du Tessin) au domicile de sa victime, la soeur cadette de son épouse, une maîtresse d'école enfantine de 35 ans.

"Une mort lente et atroce"

Au terme d'une discussion au sujet d'une controverse familiale portant sur le rachat, par la victime, de la maison de famille, l'inculpé a asséné un violent coup de bouteille à la nuque de sa belle-soeur qui lui tournait alors le dos. "Je voulais la faire taire", a-t-il dit au cours du procès.

Au lieu de secourir la jeune femme qui saignait abondamment, le prévenu l'a achevée en l'étranglant avec son écharpe. "Un geste d'une perversion inouïe qui a provoqué une mort lente et atroce", a dit le juge Amos Pagnamenta en annonçant le verdict.

L'homme a ensuite effacé les traces de son crime. Il a enveloppé le corps de la victime dans du plastique, l'a chargé dans son coffre de voiture pour le transporter en Italie voisine et le jeter dans une décharge aux abords d'une forêt. Le cadavre a été découvert deux jours plus tard par une cavalière.

Messages rassurants

Le prévenu a ensuite rejoint son épouse et sa belle-mère, soit la soeur et la mère de sa victime dans un restaurant de la région. Il a ensuite fait croire à un départ volontaire de sa belle-soeur en envoyant, depuis le téléphone portable de la morte, des messages rassurants au fiancé et à la famille.

Arrêté 48 heures après la découverte du corps à son passage de la douane italo-suisse, alors qu'il rentrait de l'enterrement d'une tante en Sicile, l'homme a avoué quelques jours plus tard.

L'ex-informaticien de la Supsi a en outre été reconnu coupable de détournement de fonds. De 2005 à 2016 il avait puisé près de 270'000 francs les caisses de son employeur.

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ATS