Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le Belge était notamment accusé de viol et d'agression sexuelle (image symbolique).

KEYSTONE/CHRISTOF SCHUERPF

(sda-ats)

La justice française a condamné vendredi à vingt ans de réclusion criminelle un Belge reconnu coupable de pédophilie sur sa petite-nièce de huit ans. Il avait déjà été condamné à plusieurs reprises dans son pays pour des faits similaires.

"Rarement" ont été vues "autant de caractéristiques de dangerosité", a souligné l'avocat général, David Charmatz, qui avait requis 18 ans de réclusion avec un suivi socio-judiciaire de 10 ans. Le représentant de l'accusation a relevé la "perversité", selon lui, du coupable, 66 ans, également condamné à dix ans de suivi socio-judiciaire.

Le Belge était accusé de récidive de viol, d'agression sexuelle et de détention d'images à caractère pornographique sur mineur de moins de 15 ans, en l'occurrence sa petite-nièce, âgée de 8 ans au moment des faits.

Qualifié de "prédateur" sexuel par la grand-mère de la victime, il a été condamné 14 fois de 1969 à 1984 pour des vols et escroqueries. En 2000, il avait écopé de 2 ans avec sursis pour le viol de sa propre fille, alors qu'elle avait entre 12 et 14 ans, puis en 2007 de 3 ans ferme pour des "attouchements" sur deux petites filles.

En août 2013, sur une plage de Gruissan, dans le sud-ouest de la France, des parents se sont inquiétés de le voir filmer des enfants. Alertés, les gendarmes découvrent sur les cartes mémoire de sa caméra des scènes d'agression sexuelle sur sa propre nièce.

"Défendre l'indéfendable"

Le coupable a choisi sa nièce à cause de sa fragilité. Il l'a couverte de cadeaux et l'a culpabilisée en lui disant de ne rien dire à ses parents, a souligné l'avocate de la partie civile, Paola Bellotti. Le conseil de l'accusé a reconnu devoir "défendre l'indéfendable", soulignant cependant le passé de son client.

Ce dernier a été placé "dans des institutions dès l'âge de cinq ans, où il a été victime d'agressions sexuelles", a-t-elle invoqué. "Le résultat, vous l'avez devant vous. Il y a un lien évident entre son passé traumatique et ses déviances sexuelles", a ajouté l'avocate, qui a rapporté que son client lui avait lâché: "Je serai soulagé quand je serai condamné".

ATS