Toute l'actu en bref

Des milliers de manifestants ont marché en silence sur l'avenue principale de la capitale de l'Uruguay en mémoire des disparus au cours de la dictature militaire.

KEYSTONE/EPA EFE/FEDERICO ANFITTI

(sda-ats)

Des milliers de manifestants ont marché en silence samedi sur l'avenue principale de la capitale de l'Uruguay en mémoire des disparus au cours de la dictature militaire (1973-85). Ils réclament justice auprès de l'État.

Cette 22e "marche du silence" s'est tenue sous la devise "Impunité, responsabilité de l'Etat, hier et aujourd'hui", inscrite sur une banderole en tête de cortège.

Des photos de centaines de "disparus" étaient collées sur des pancartes tenues par les manifestants silencieux. Ces visages, accompagnés de leur nom, ont également été projetés sur un écran géant installé face à la mairie de Montevideo.

D'autres pancartes comportaient les inscriptions: "Vérité et justice" ou "ouverture des archives" militaires de la dictature.

Des organisations de parents de disparus et de défense des droits de l'Homme estiment qu'environ 180 Uruguayens ont disparu durant la dictature, la grande majorité d'entre eux en Argentine voisine dans le cadre du Plan Condor.

Ce plan avait été appliqué dans les années 70 et 80 par les régimes militaires d'Argentine, de Bolivie, du Brésil, du Chili, du Paraguay et d'Uruguay pour éliminer tous les opposants politiques des militaires.

ATS

 Toute l'actu en bref