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Les parlementaires de par le monde ont été à nouveau fortement entravés dans leur travail en 2015, indique mercredi l'Union interparlementaire (UIP). A sa connaissance, les droits de 320 députés dans 43 pays ont été violés. Des chiffres en hausse depuis deux ans.

"Le nombre de parlementaires visés par une forme ou une autre de violation de leurs droits augmente d'année en année", déplore le Secrétaire général de l'UIP Martin Chungong, cité dans un communiqué diffusé à la veille de la Journée des droits de l'homme. Or si les citoyens chargés "de défendre les droits du peuple sont persécutés, alors les droits de chacun s'en trouvent menacés", rappelle-t-il.

Sur les 320 cas étudiés en 2015 par l'UIP - contre 311 en 2014 et 270 en 2013 -, 114 (36%) se trouvent en Afrique, 94 (29%) en Asie, 54 (17%) au Moyen-Orient, 43 (13%) dans les Amériques et 15 (5%) en Europe. Il s'agit en très grande majorité d'hommes (283) et la part des cas concernant des députés siégeant dans les rangs de l'opposition se monte à 71% (228), détaille l'UIP.

Les Palestiniens demeurent les premières victimes de violations, avec 36 parlementaires incarcérés dans les geôles israéliennes. Suivent 35 parlementaires en République démocratique du Congo (RDC), 30 aux Maldives, 24 en Colombie, 14 au Venezuela et autant en Malaisie ainsi qu'en Zambie.

Cinq Européennes

L'Europe, dont cinq cas sur les 15 concernent des femmes, est la région où le nombre de violations rapportées a été le plus faible. Les parlementaires lésés étaient originaires de six pays: le Bélarus, la Fédération de Russie, l'Islande, la République tchèque, la Turquie et l'Ukraine.

Les violations les plus fréquentes en Europe étaient liées à la liberté de réunion et d'association (27,7%) ainsi qu'à l'absence de procès équitable (18,5%).

Les atteintes et violences faites aux parlementaires dans le monde peuvent aller jusqu'à l'intimidation, la torture ou l'assassinat, rappelle l'UIP. Les types les plus souvent rapportés concernent des arrestations et détentions arbitraires, l'absence de procès équitable, la violation du droit à la liberté d'expression ou de réunion et la révocation illégale du mandat parlementaire.

Meilleur taux d'élucidation

Sur les 320 cas, 60 concernent des assassinats pour lesquels l'UIP a été saisie avant même 2015, rapporte cette dernière. Deux autres concernent des disparitions forcées, avec une forte présomption que les parlementaires ont été assassinés. L'organisation "ne considérera ces cas comme résolus que lorsque les auteurs auront été traduits en justice et répondront de leurs actes".

Une bonne nouvelle néanmoins, "le taux d'élucidation a été bien plus élevé en 2015 que d'ordinaire", se félicite l'UIP. Sur les 54 cas clos dans l'année, 38 l'ont été après obtention d'une solution satisfaisante: cette progression souligne "la ténacité avec laquelle le comité de l'UIP a œuvré publiquement ou sur le plan diplomatique pour trouver des solutions", assure l'organisation.

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ATS