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"La religion, un prétexte au conflit ?" C’est avec cette question que s’est ouverte mercredi le 12e Open Forum de Davos (GR, organisé en marge du WEF. Un thème qui prend une résonance particulière après les récentes attaques à Paris et à l’heure où des conflits religieux secouent la planète.

Alors que des extrémistes répandent peur, haine et violence, peut-on encore parler de foi quand il s’agit d’intolérance religieuse, se sont interrogés les participants au débat, dont l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair.

L’extrémisme et la violence ont toujours existé, ils font partie de l’histoire de l’humanité, a rappelé Tony Blair. Mais ce n’est pas la religion en tant que telle qui crée le conflit, "c’est l’idéologie perverse qui est dangereuse", a-t-il poursuivi. "L’extrémisme n’a rien de naturel". Et sur ce point, c’est au rôle de l’Etat et plus particulièrement au système scolaire de former ses citoyens à la tolérance religieuse".

"Et votre intervention en Irak, comment la justifiez-vous alors?", l’interpelle une personne du public à l’heure des questions. "Saddam Hussein n’était pas une figure de stabilité. Il a tué des centaines de milliers de personnes", répond-il. Qui est responsable de la situation actuelle en Irak? Et à qui la faute pour Charlie Hebdo ? Et au Mali, au Nigeria, en Centre-Afrique? Et en Syrie, où le pays vit l’une des situations les pires de son histoire, rétorque Tony Blair.

Les guerres s’expliquent par une multitude de facteurs. "Les gens utilisent la religion comme prétexte", explique l'archevêque anglican sud-africain Thabo Cecil Makgoba. "Nous devons tous nous demander ce qu'est la religion ? Qu’est-ce qu’on peut faire contre ceux qui l’instrumentalisent ? "

S’interroger sur l’origine de l’extrémisme

"Ce n’est pas l’islam qui détruit, mais la violence", a renchéri le président de l'Institut Zaytuna Hamza Yusuf Hanson. L’islam est montré du doigt, qualifié de religion monolithique qui veut s’emparer de l’Occident. Or cette religion "n’a rien à voir avec le nazisme ou le fascisme comme certains avancent", a-t-il martelé. La majorité des musulmans sont pacifistes, a abondé l'archevêque.

Et d’ajouter : "Il faut s’attaquer au noyau du problème, à l’origine de l’extrémisme. Je condamne les attentats qui se sont produits en France. Mais je vous le demande de la même façon que la question a été posée au pape: est-ce que la liberté d’expression a des limites? Oui a répondu François".

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ATS