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Le canton de Vaud renforce sa lutte contre les violences domestiques. Il va améliorer la prise en charge des victimes indirectes, les enfants, et intervenir plus efficacement auprès des auteurs de violences, afin de limiter les risques de récidive.

"Les violences domestiques constituent un fléau social inacceptable", a déclaré lundi la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro. Dans le canton de Vaud, 834 cas ont été portés à la connaissance de la police en 2010. Mais de nombreuses agressions restent encore dans l'ombre, car elles ne sont pas signalées.

Mme de Quattro a rappelé que ces violences peuvent être d'ordre psychologique, physique ou économique. "Elles peuvent commencer de manière anodine, mais elles peuvent aussi mener au décès".

Dix ans après l'adoption d'une première série de mesures, le Conseil d'Etat a adopté un nouveau plan de lutte 2011-2015, avec sept priorités: renforcer les structures existantes, développer des actions en faveur des enfants, sensibiliser les jeunes et les migrants et surtout, mieux prendre en charge les auteurs.

Nouvelle permanence

Pour prévenir les récidives, une permanence psychosociale s'est ouverte début novembre à Lausanne. Elle permet aux auteurs d'être écoutés et orientés vers des groupes thérapeutiques.

La lutte contre ces violences "est un travail de longue haleine qui permet de contenir un phénomène détestable", a relevé le conseiller d'Etat socialiste Pierre-Yves Maillard. Le budget qui y est consacré - 4,72 millions de francs en 2011 - a "fortement augmenté" depuis cinq ans, a relevé le chef du Département de la santé et de l'action sociale.

Un des axes d'action pour ces cinq prochaines années est l'amélioration de la formation des professionnels. "Il faut rappeler aux magistrats qu'ils ont des outils à disposition, comme les interdictions de périmètre", a expliqué Mme de Quattro.

Depuis avril 2004, le dépôt d'une plainte n'est plus nécessaire pour ouvrir une procédure pénale. Les violences domestiques se poursuivent d'office.

ATS