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Au moins trois personnes ont été blessées mardi dans des heurts qui ont éclaté pendant une manifestation de l'opposition congolaise contre l'intention prêtée au président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir. L'une d'entre elles est grièvement atteinte.

Des hommes armés de planches de bois ont attaqué le millier d'opposants peu après le début de leur rassemblement dans un stade de Kinshasa, a constaté un journaliste de Reuters. Des échauffourées se sont produites avant que la police n'intervienne pour séparer les deux camps.

Le bilan provisoire des heurts est de "trois blessés emmenés à l'hôpital", a déclaré le porte-parole du gouvernement Lambert Mende. Selon lui, les assaillants étaient probablement des partisans de M. Kabila qui auraient été choqués par la "rhétorique injurieuse" de l'opposition. Il a condamné à la fois les attaques et les insultes.

Un dirigeant de l'opposition, Emery Okundji, a de son côté accusé les agresseurs d'être des soldats en civil. La situation est revenue au calme avec la tombée de la nuit. Un témoin a affirmé à l'AFP avoir vu la police arrêter deux personnes.

A Goma et Bukavu, les grandes villes de l'est, des rassemblements de l'opposition ont respectivement réuni une centaine et un millier de personnes, sans incident notable.

Climat tendu

Le climat politique est tendu en RDC à l'approche du cycle d'élections censé s'ouvrir fin octobre. Les opposants soupçonnent Joseph Kabila, au pouvoir depuis la mort de son père en 2001, de vouloir se maintenir en poste en repoussant indéfiniment la tenue de l'élection présidentielle prévue en novembre 2016, dont la Cour constitutionnelle a demandé la semaine dernière le report.

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principale composante de l'opposition, a mis fin dimanche aux négociations entamées avec les représentants du chef de l'Etat pour préparer l'élection présidentielle.

Côté majorité, lundi, sept chefs de partis ont dénoncé dans une lettre adressée à M. Kabila la "stratégie suicidaire" suivie selon eux par le pouvoir en entretenant la "confusion" sur la "tenue des prochaines élections".

S'alignant sur une position déjà exprimée par l'opposition et l'Eglise catholique, ils ont demandé le report des élections locales planifiées fin octobre pour privilégier l'organisation de la présidentielle et des législatives de 2016. Mardi, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a fait une proposition similaire.

ATS