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Les manifestations contre le sommet du G8 à Gênes, en 2001, avaient été marquées par de nombreuses violences. Elles avaient culminé avec la mort d'un jeune homme, tué par un carabinier (archives).

KEYSTONE/AP/ANDREW MEDICHINI

(sda-ats)

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné jeudi l'Italie pour les mauvais traitements imposés en détention à 59 manifestants altermondialistes en marge du sommet du G8 à Gênes en 2001. Elle a estimé que ceux-ci ont subi des "actes de torture".

Dans leur arrêt, les juges de Strasbourg ont aussi souligné un emploi "excessif", "indiscriminé" et "disproportionné" de la force par les policiers alors que les manifestants étaient "particulièrement vulnérables" en garde à vue.

La Cour juge établies "les agressions physiques et verbales" infligées aux détenus, "les séquelles qui en ont découlées" et "l'absence d'enquête officielle effective". Elle a conclu à l'unanimité qu'il y a eu "violation" de la Convention européenne des droits de l'Homme, qui interdit la torture et les traitement inhumains ou dégradants.

Coups et blessures, insultes, vaporisation de gaz irritant et destruction d'effets personnels: 59 manifestants avaient saisi la CEDH, estimant avoir été victimes de tortures. Ils avaient été arrêtés et placés en détention jusqu'à deux jours après des accrochages avec les forces de l'ordre, entre les 20 et 22 juillet 2001, et avaient subi ces violences dans une caserne à Bolzaneto.

Quatre millions de francs

Rome devra verser un total de 3,485 millions d'euros (un peu plus de 4 millions de francs) pour dommages moraux à 48 requérants qui recevront chacun jusqu'à 85'000 euros de dommages. Onze autres ayant passé un règlement amiable avec le gouvernement italien avaient été radiés de la requête.

C'est la troisième condamnation de l'Italie pour les actions policières en marge du G8 de Gênes devant la CEDH: en 2015, la Cour avait condamné Rome à payer 45'000 euros à un militant frappé en marge d'une intervention dans une école où étaient rassemblés les altermondialistes.

En juin, la CEDH a aussi demandé à l'Italie de verser entre 45'000 et 55'000 euros à 42 autres requérants pour la même opération. Elle avait assimilé la violence "incontrôlée" des policiers à des "actes de torture".

Emotion internationale

Les manifestations contre le sommet du G8 à Gênes, en 2001, avaient été marquées par de nombreuses violences. Celles-ci avaient culminé avec la mort d'un jeune homme, Carlo Giuliani, tué par un carabinier.

Ce décès avait suscité une vive émotion internationale et des critiques contre le gouvernement de Silvio Berlusconi et l'affaire avait été classée sans suite par la justice italienne en 2003. La CEDH elle-même, en 2011, a blanchi l'Italie dans ce dossier, estimant que le policier auteur du coup de feu mortel avait agi parce qu'il craignait pour sa vie.

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ATS