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L'ONU a commencé l'évacuation de son personnel international de certaines zones touchées par les violences religieuses dans l'ouest de la Birmanie, sur la base du volontariat. Cette mesure intervient alors que l'Etat Rakhine s'est réveillé lundi sous état d'urgence, le pouvoir ayant fait appel à l'armée pour restaurer la sécurité.

Une quarantaine d'employés onusiens et leurs familles, soit "la majeure partie du personnel international", sont en train de quitter Maungdaw, où des violences entre bouddhistes et musulmans ont fait au moins sept morts, a indiqué Ashok Nigam, représentant des Nations unies dans le pays.

Cette évacuation "temporaire" a été proposée au personnel "en raison de l'insécurité et des troubles", a-t-il précisé. "Ils pourront y retourner quand les choses s'amélioreront". L'ONU a également aidé à l'évacuation de travailleurs d'ONG partenaires.

Minorité apatride

Des violences confessionnelles avaient éclaté vendredi à Maungdaw, ville à la frontière avec le Bangladesh peuplée principalement par la minorité musulmane et apatride des Rohingyas.

Elles faisaient suite au lynchage de dix musulmans, il y a une semaine, par une foule de bouddhistes en colère dans le sud de l'Etat Rakhine (autrefois appelé Arakan) qui voulait venger le viol d'une femme rakhine.

La situation semblait lundi calme de prime abord à Sittwe, la capitale régionale. Mais les restes calcinés d'habitations témoignaient des violences des jours précédents qui, selon les médias officiels et en l'absence d'aucun autre bilan, ont fait sept morts et 17 blessés depuis vendredi.

ATS